Encourager la relève... à l'école

Publié le 01/10/2011 à 00:00, mis à jour le 30/09/2011 à 09:57

Encourager la relève... à l'école

Publié le 01/10/2011 à 00:00, mis à jour le 30/09/2011 à 09:57

Par Claudine Hébert

Pourquoi ne pas commencer à inculquer les notions entrepreneuriales aux jeunes sur les bancs d'école ? Cette suggestion de plusieurs entrepreneurs de Gaspé a incité le Comité de la relève entrepreneuriale MRC de la Côte-de-Gaspé à passer à l'action.

Depuis deux ans, chaque automne, pendant une semaine, le comité s'invite dans les écoles secondaires et le cégep de la MRC pour y proposer l'événement Passerelle, qui comprend une série d'activités : conférences, rallye, simulation de gestion d'entreprise, mises en situation.

"Ces activités visent à susciter l'intérêt des jeunes pour la relève entrepreneuriale et à changer leur perception de l'entrepreneuriat", explique Bruno Roy, coordonnateur au développement à la Chambre de commerce et de tourisme de Gaspé. Le comité souhaite aussi sensibiliser les enseignants au développement des notions entrepreneuriales.

Formé d'une dizaine d'organismes (dont la Chambre de commerce, la Ville de Gaspé et le CLD), ce comité a vu le jour en 2007. Outre l'événement Passerelle, il organise tous les deux mois des échanges avec les entrepreneurs pour discuter des défis auxquels il font face.

Le comité vient également de mettre sur pied un tout nouveau fonds FIDEL (fonds d'investissement pour le développement d'entreprises locales) afin de favoriser la relève entrepreneuriale et le démarrage d'entreprise. Alimenté par les entrepreneurs eux-mêmes, le fonds totalise déjà plus de 30 000 $.

Relève... et réalité

En Haute-Gaspésie, la relève entrepreneuriale inquiète tout autant que le vieillissement de la population. Pour freiner l'exode des jeunes et réussir à les attirer, le CLD a mis sur pied un fonds de démarrage et de relève d'entreprise, adapté à la réalité régionale. Ce fonds, qui consiste à offrir une subvention non remboursable aux jeunes entrepreneurs, ne se limite pas aux 18-35 ans, comme c'est souvent le cas ailleurs au Québec. De plus, il privilégie le démarrage de commerces et de services inexistants dans la région. Des exemples : Sainte-Anne-des-Monts a désormais une boutique de vêtements confectionnés en Gaspésie (Poffettanshinn) et une chocolaterie (Couleur Chocolat). Mont-Louis possède son bistro européen (La Broue dans l'Toupet) et Mont-Saint-Pierre, son entreprise de ski hors piste (Vallée Taconique). "Mais le transfert d'un dépanneur de village bénéficiera aussi de ce fonds, car c'est un commerce essentiel à la communauté", précise Maryse Létourneau, directrice générale du CLD Ha te-Gaspési. L'initiative porte ses fruits. Depuis 2008, une quarantaine d'entreprises ont vu le jour en Haute-Gaspésie, ce qui a permis la création ou le maintien d'une centaine d'emplois.

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