Jocelyna Dubuc, la pionnière du spa au Québec

Publié le 10/05/2010 à 10:24, mis à jour le 09/02/2011 à 20:12

Jocelyna Dubuc, la pionnière du spa au Québec

Publié le 10/05/2010 à 10:24, mis à jour le 09/02/2011 à 20:12

Par Claudine Hébert

Jocelyna Dubuc, Centre de santé Eastman

Lorsque Jocelyna Dubuc a ouvert le Centre de santé Eastman en 1977, c’est à peine si elle savait comment baptiser sa nouvelle entreprise. « Je n’avais pas de modèle. Rien de tel n’existait au Québec, ni même au Canada. Tout ce que je voulais, c’était offrir aux gens des services de massothérapie, des ateliers de yoga et une foule de conseils pour manger santé », explique la pionnière du spa au Québec.


En fait, elle était loin de se douter qu’elle donnait naissance à une industrie québécoise de 5 000 emplois, dont les revenus se chiffrent en dizaines de millions de dollars en 2010.


Une idée qui grandit


La petite maison canadienne du chemin des Diligences, qui employait deux personnes sur appel au début, s’est transformée en gigantesque domaine de quiétude de 326 acres. Devenu le Spa Eastman, membre de la prestigieuse association mondiale Spa Destination, l’établissement comporte aujourd’hui 43 chambres, des salles de soins offerts à l’heure et 15 kilomètres de sentiers. L’entreprise emploie aujourd’hui 135 personnes. Spa Eastman possède également une succursale à Montréal qui compte 30 employés.


Régulièrement récompensée pour son entrepreneuriat, Jocelyna Dubuc est aussi la fondatrice de l’association québécoise Spa Relais Santé qui a permis de mieux encadrer l’industrie. Son engagement à la tête de ce réseau a permis au tourisme de santé d’être reconnu comme un créneau distinct par Tourisme Québec.


Cependant, ce qui rend Mme Dubuc encore plus fière, c’est la collaboration qui s’est récemment nouée entre le Spa Eastman et le Groupe Santé Medisys. Les deux entreprises se sont unies pour développer des séjours personnalisés adaptés à l’état de santé des gens d’affaires. « Cette entente apporte à mon établissement, mais aussi à mon industrie, encore plus de crédibilité », conclut Mme Dubuc.


« Être propriétaire d’un spa peut sembler glamour, mais ce n’est pas le secteur le plus payant en affaires », reconnaît la dame de 62 ans. Celle-ci n’a cependant jamais regretté d’avoir délaissé l’enseignement de l’histoire et de la géographie au profit d’une carrière de femme d’affaires.

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