Du lin pour relancer l'Islet

Publié le 27/03/2010 à 00:00

Du lin pour relancer l'Islet

Publié le 27/03/2010 à 00:00

Par Claudine Hébert

Daniel Dubé, de la Société d'agriculture du comté de l'Islet. Photo: Claudine Hébert

Plutôt que de se laisser abattre par le déclin de l'industrie forestière et de l'agriculture qui les frappe de plein fouet, les municipalités de la MRC de l'Islet continuent de croire aux vertus de la terre.


Elles ont même décidé de renouer avec une de leurs anciennes cultures agricoles, celle du lin, afin de relancer l'économie régionale.


Ce projet ambitieux, qui bénéficie d'une subvention de 100 000 $, dont 30 000 $ provenant du centre de développement local, consiste à mettre sur pied une filière du lin. Une culture qui se prête au type de sol du secteur, plutôt pauvre.


" Nous souhaitons mettre au point une production d'huile de lin entièrement biologique, de la semence au produit final, destinée aux manufacturiers de bois traité de la région ", explique Pierre Roy, directeur général du CLD de l'Islet.


Dans les années 1950, la culture du lin fibreux battait son plein dans les contrées agricoles de l'Islet. D'ailleurs, trois des lineries du Québec, aujourd'hui disparues, se trouvaient dans la région, fait remarquer M. Roy. Le CLD mise cette fois-ci sur un type de lin oléagineux, riche en huile.


Un produit niché


Trois centres de recherche collaborent au projet. Le centre Oléotek, de Thetford Mines, a été mandaté pour mettre au point la recette bio exempte de produits chimiques.


Le centre Biopterre, à La Pocatière, et celui d'Agrinova, à Sainte-Marie-de-Beauce, doivent pour leur part trouver des sous-produits pour maximiser l'utilisation complète de la plante (y compris la tige). On leur demande également de déterminer deux autres cultures pour alterner avec celle du lin afin de permettre au sol de se régénérer.


" Actuellement, le lin est évalué à 350 $ la tonne sur le marché mondial. C'est déjà mieux que de laisser nos champs en friche ou d'en soutirer de maigres revenus à partir du fourrage ", dit le coordonnateur de la filière du lin, Frédéric Soucy.


L'intérêt des producteurs agricoles de la région ne s'est pas fait attendre. " Plus de 40 d'entre eux ont assisté à la première rencontre, alors qu'on en attendait moins d'une dizaine ", souligne Daniel Dubé, président de la Société d'agriculture du comté de l'Islet.


Six d'entre eux, dont M. Dubé, participeront aux tests de culture prévus cet été. Cette première production sera ensuite dirigée vers les centres de recherche, où l'on procède à l'étude du développement de sous-produits.


D'ici un an, l'équipe du CLD de L'Islet sera en mesure d'évaluer si le projet est viable et si la production est commercialisable.

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