Le festival à un million de dollars

Publié le 17/04/2010 à 00:00

Le festival à un million de dollars

Publié le 17/04/2010 à 00:00

Michel Levasseur, directeur général du Festival international de musique actuelle de Victoriaville [Photo : Stéphane Lemire]

Depuis un quart de siècle, Victoriaville devient, durant quelques jours en mai, la Mecque des musiques d'avant-garde. Un exploit peu banal pour la capitale du Centre-du-Québec.

Le Festival international de musique actuelle de Victoriaville (FIMAV) est un événement incontournable. Et qui rapporte à la région.

Selon une étude récente de CM Stratégies, le FIMAV entraîne des dépenses annuelles de plus d'un million de dollars, dont le tiers vient des recettes des spectacles.

Un incontournable

Les connaisseurs qualifient l'événement d'incontournable. " Le FIMAV est très important et il est reconnu partout dans le monde ", dit Michel Passerati, à la tête des Productions Musicales Cactus, un éditeur montréalais de musiques nouvelles.

Le bibliothécaire Gérald Forget, spécialiste des musiques actuelles à la Grande Bibliothèque, voit quant à lui le FIMAV comme " le premier de sa catégorie en Amérique du Nord ".

D'après le directeur général de l'événement, Michel Levasseur, " les plus importants musiciens présentent parfois leurs oeuvres en grande première au Festival ".

Selon M. Levasseur, le Festival bénéficie de la chaleur propre aux petites collectivités. " Comme il n'y a que deux grands hôtels à Victoriaville, on peut très bien prendre son petit-déjeuner à quelques tables des musiciens que l'on est venu voir et écouter. "

Les entreprises aussi font leur part. " Sur un budget de 630 000 $, l'édition 2008 du FIMAV comportait des commandites de 130 000 $, dont 60 % venaient de la région. C'est un pourcentage très élevé ", dit M. Levasseur.

De plus, les autorités municipales déroulent le tapis rouge. Les salles de concert sont gratuites, la Ville octroie une aide financière de 45 000 $.

"A Montréal ou à Québec, nous aurions peut-être été marginalisés. Je ne suis pas sûr que les entreprises montréalaises auraient eu autant d'intérêt pour un événement aussi spécialisé que le nôtre ", estime M. Levasseur.

Le FIMAV attire une clientèle plutôt jeune et masculine. Deux spectateurs sur trois sont des hommes de moins de 45 ans. Le tiers des mélomanes provient de l'extérieur du Québec, alors qu'un sur dix seulement, habite les Bois-Francs. Les 700 nuitées attribuables au Festival se comparent à cinq congrès d'affaires, a déjà dit Alain Provençal, directeur général de Tourisme Bois-Francs.

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