Québec s'offre un taux de chômage historiquement bas

Publié le 19/03/2010 à 18:00

Québec s'offre un taux de chômage historiquement bas

Publié le 19/03/2010 à 18:00

Par Pierre Théroux

La région continue de bien faire. Photo: iStock.

Québec récidive. Non seulement s'est elle bien tirée d'affaires pendant la crise économique, se classant l'an dernier parmi les régions métropolitaines les plus performantes du pays, mais une fois de plus, elle terminera l'année dans le peloton de tête du classement. Plusieurs études économiques prévoient qu'elle connaîtra une croissance du PIB supérieure à 2 % en 2010.

Tournée du Québec : La région de Québec

" La région se porte bien et tout indique que cela se poursuivra ", note Carl Viel, pdg de l'agence de développement économique Pôle Québec Chaudière-Appalaches.

Plusieurs chantiers d'envergure, en cours ou à venir, apportent de l'eau au moulin de la croissance. Comme ces investissements totalisant 1,5 milliard de dollars pour implanter d'ici 2015 quelque 300 éoliennes sur les territoires de la Côte-de-Beaupré et de Charlevoix.

Le projet de rénovation et d'agrandissement du pavillon L'Hôtel-Dieu du Centre hospitalier universitaire de Québec, évalué à 735 millions de dollars (M$), et les agrandissements du Centre sportif de l'Université Laval (PEPS), du Centre de foires et du Musée national des beaux-arts sont d'autres projets au menu.

En février, la société immobilière Redcliff annonçait un projet d'agrandissement de 75 M$ aux Galeries de la Capitale. L'objectif est d'en faire le plus important complexe commercial du Québec et de l'est du pays. L'ajout, d'ici 2011, des détaillants Best Buy, Toys R' US et Sports Experts/Atmosphère, entre autres, créera plus de 300 emplois.

Le développement résidentiel n'est pas en reste, grâce notamment au projet du Mesnil, évalué à plus de 235 M$, et les projets d'éco-quartiers dans les secteurs D'Estimauville et de Pointe-aux-Lièvres.

Sans oublier la possible construction d'un amphithéâtre multifonctionnel de 400 M$, qui a ravivé l'espoir de la région d'accueillir un jour les Jeux olympiques et une équipe professionnelle de la LNH.

L'atout des nouvelles technologies

La bonne santé de l'économie de la région est " le fruit de plusieurs années d'efforts soutenus pour diversifier l'économie ", rappelle Jean-Yves Tellier, directeur du service de développement économique de la ville de Québec.

" C'est la diversification de notre économie qui nous a permis de traverser la crise sans trop de dommages ", souligne Liliane Laverdière, présidente de la Chambre de commerce de Québec.

D'une économie qui a longtemps compté sur la présence de l'État et des sociétés d'assurance pour croître, la région mise de plus en plus sur la multiplication d'entreprises de l'économie du savoir et de centres de recherche pour soutenir la création d'emplois.

L'ouverture de l'Institut national d'optique (INO) il y a plus de 20 ans, qui a essaimé une vingtaine d'entreprises, de même que l'implantation du Parc technologique du Québec métropolitain où travaillent aujourd'hui quelque 5 000 personnes dans une centaine d'entreprises et centres de recherche, ont donné le ton à ce virage. Un de ses occupants, le géant pharmaceutique GlaxoSmithKline, y a investi quelque 300 M$ en travaux d'agrandissement et de modernisation ces dernières années.

Le quartier Saint-Roch est devenu branché, alors que sa revitalisation a attiré bon nombre de jeunes entreprises de la nouvelle économie qui ont quitté leur sous-sol pour venir s'y implanter. Là où se développe, à l'instar de Montréal, un pôle majeur de l'industrie du jeu vidéo.

" L'industrie a explosé à Québec et notre terrain de jeu est mondial ", souligne Steve Couture, cofondateur et président de Frima Studio, une firme de conception et de production de jeux vidéo.

Outre Frima, d'autres entreprises comme Beenox, Humagade, Sarbakan et Ubisoft, animent le secteur du divertissement interactif à Québec. Le nombre d'emplois du secteur a ainsi bondi de 150 à quelque 1 000.

Résultats : en 10 ans, le taux de chômage dans la région métropolitaine de Québec est passé de 9,3 % à un niveau historiquement bas de 4, 6 %. Cette bonne performance pose toutefois des défis, notamment la rareté de la main-d'oeuvre qui freine l'expansion de certaines entreprises.

" Il faudra combler 60 000 postes d'ici 2013 dans différents domaines. Il faut agir rapidement ", dit Liliane Laverdière. Pour remédier à la situation, la région fait du démarchage au Québec et à l'étranger afin de recruter du personnel qualifié.

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