La culture entrepreneuriale de l'INO

Publié le 20/03/2010 à 00:00

La culture entrepreneuriale de l'INO

Publié le 20/03/2010 à 00:00

Par Pierre Théroux

Jean-Yves Roy, pdg de l'INO. Photo: Martin Martel

Une entreprise du secteur de l'optique-photonique vient de voir le jour à Québec. Et comme les autres bébés de l'Institut national d'optique (INO), Pavemetrics nourrit de grandes ambitions.

Son champ d'expertise : les systèmes de vision numérique pour l'inspection d'infrastructures de transport.

L'entreprise profitera d'une licence mondiale exclusive sur les technologies d'inspection des chaussées, développées par l'INO, qui est actionnaire minoritaire de Pavemetrics.

" Cette association est très prometteuse et est un bel exemple de la culture entrepreneuriale que nous continuons de promouvoir au sein de notre organisation ", note le pdg de l'INO, Jean-Yves Roy. Depuis sa création il y a plus de 20 ans, l'Institut a en effet accouché de plus d'un projet par année !

Lancée en novembre par deux chercheurs de l'INO, Pavemetrics est la 26e entreprise à essaimer de cet important centre canadien d'expertise en optique-photonique à vocation industrielle. Et cela ne sera pas la dernière.

Occasions d'affaires pour entrepreneurs

" Nous avons encore plusieurs technologies qui pourraient constituer des occasions d'affaires pour des entrepreneurs qui souhaitent en faire la commercialisation ", souligne M. Roy, en précisant que les entreprises issues de l'INO n'ont pas été créées seulement à l'initiative des chercheurs.

Il cite l'exemple d'Optosecurity, fondée en 2003, qui se spécialise dans la conception de systèmes de sécurité pour le contrôle des bagages, des colis et du fret. Son fondateur, Éric Bergeron, était venu frapper à la porte de l'INO à la recherche d'une plateforme technologique pour se lancer en affaires.

Les transferts technologiques de l'INO sont effectués principalement sous la forme d'octroi de licences ou de ventes de propriété intellectuelle.

Station spatiale internationale et canneberges

Les sociétés Optosecurity, TeraXion, Technologies Obzerv et plus récemment LeddarTech, sont parmi les entreprises qui ont vu le jour grâce au travail des quelque 220 physiciens, concepteurs optiques, ingénieurs (électroniques, mécaniques ou électriques) et autres spécialistes et techniciens qui mettent le laser, la fibre optique, le traitement de l'image ou la vision numérique au service de l'industrie.

L'Institut travaille aussi avec des entreprises existantes, comme en témoigne les quelque 40 transferts technologiques et 4 000 contrats de R-D réalisés pour des PME et de grandes entreprises.

Par exemple, l'INO a développé un système de vision optique qui permet à un producteur québécois de canneberges de cueillir les fruits lorsque la concentration en antioxydants est optimale.

Autre réalisation : la mise au point d'une caméra 3D compacte et portative pouvant être utilisée à bord de la station spatiale internationale.

" Nous répondons aux problématiques des entreprises en appliquant des solutions optiques et photoniques ", dit M. Roy, en soulignant qu'encore un trop grand nombre d'entreprises ignorent ainsi les capacités offertes par ces technologies.

Présence hors du Québec

L'INO accentuera son offre de services, en particulier dans des niches industrielles et technologiques à fort potentiel. En août dernier, l'Institut a signé un protocole d'entente avec la Petroleum Technology Alliance Canada, une association qui se consacre au déploiement de technologies pour l'industrie canadienne de l'énergie aux hydrocarbures.

Enfin, l'INO entend tisser davantage de liens avec d'autres centres de recherche. L'Institut a signé une entente avec le Bayerisches LaserZentrum GmbH (BLZ), un centre de recherche d'Allemagne qui se spécialise dans la R-D et la production de microsystèmes photoniques.

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