Encourager la relève forestière

Publié le 18/06/2011 à 00:00, mis à jour le 17/06/2011 à 10:52

Encourager la relève forestière

Publié le 18/06/2011 à 00:00, mis à jour le 17/06/2011 à 10:52

Par Aude Marie Marcoux

Les temps sont durs pour l'industrie forestière, tant du côté des marchés que de la relève des propriétaires de lots boisés. Cependant, l'aide s'organise.


Relève forestière du Bas-Saint-Laurent, par exemple, un organisme affilié au Syndicat des producteurs forestiers du Bas-Saint-Laurent, veut mettre en contact les producteurs forestiers à la recherche d'une relève et les jeunes désireux d'acquérir des forêts privées.


" D'un côté, il y a des jeunes qui ont de la misère à s'établir et de l'autre, des vendeurs qui peinent à trouver un repreneur. Si on pouvait connaître tous ces vendeurs, on réglerait une grande partie des problèmes ", dit le porte-parole du groupe, Valentin Deslauriers, qui, depuis 10 ans, possède un lot boisé à Auclair avec sa conjointe.


La principale difficulté concerne le financement. " Contrairement à l'agriculture, il n'y pas beaucoup d'aide financière pour la relève forestière. De plus, il y a un problème de compétition. Un lot à vendre est rapidement acheté par quelqu'un qui en a déjà 15, tandis qu'un jeune de 30 ans qui n'a pas de lot devra passer quelques semaines à faire des démarches pour trouver le financement nécessaire ", ajoute le jeune homme, qui a 33 ans.


Outre le programme de parrainage, les activités de formation et sa page Facebook, l'organisme créera un site Web qui mettra en contact des vendeurs et des acheteurs.


Quand l'exploitation ne suffit pas


Natif de Québec et résidant désormais à Saint-Valérien-de-Rimouski en raison de son travail de technicien de la faune, Jasmin Michaud, 31 ans, est membre fondateur du groupe et dit avoir grandement bénéficié du programme de parrainage.


" Le parrainage, c'est à la fois du soutien, de l'encouragement et de l'accompagnement. Comme je n'ai personne dans ma famille dans ce domaine, je me sens tout seul dans mon coin. Mon parrain reste une personne-ressource ", explique M. Michaud, qui possède deux lots à deux pas de sa maison.


Rêve-t-il de vivre de l'exploitation de sa forêt ? " Dans la situation actuelle, c'est presque impossible, à moins de posséder de très grandes surfaces et d'y mener des activités très variées, explique-t-il. Quand j'ai commencé il y a cinq ou six ans, l'épinette se vendait près de 365 $ la corde. Maintenant, si je peux en obtenir 200 $, c'est beau. Actuellement, c'est mon emploi à l'extérieur qui paie le lot, même si j'y travaille ! "


La forêt privée du Bas-Saint-Laurent représente environ 9 300 propriétaires, qui possèdent en moyenne 52 hectares de forêt, soit 520 000 m2. Source : Syndicat des producteurs forestiers du Bas-Saint-Laurent

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