Plafonner le prix du pétrole russe entraînera un déficit sur le marché, prévient Moscou

Publié le 30/06/2022 à 08:33, mis à jour le 30/06/2022 à 10:55

Plafonner le prix du pétrole russe entraînera un déficit sur le marché, prévient Moscou

Publié le 30/06/2022 à 08:33, mis à jour le 30/06/2022 à 10:55

Par AFP

Les dirigeants des pays du G7 se sont engagés, lors d'un sommet cette semaine, à développer un «mécanisme» pour plafonner le prix du pétrole russe au niveau mondial. (Photo: 123RF)

Ce texte regroupe toutes les réactions depuis l'invasion de la Russie en Ukraine pour la journée du 29 juin 2022. Il sera mis à jour au courant de la journée. Pour retrouver toute notre couverture sur le conflit, c'est ici.      

9h50 | Moscou — Plafonner le prix du pétrole russe, comme l'envisagent les pays occidentaux pour punir l'offensive de Moscou en Ukraine, provoquerait un «déficit» qui entraînerait une flambée des prix pour les consommateurs européens, a mis en garde jeudi Moscou.

Une telle mesure «ne peut que mener à un déséquilibre du marché, à un déficit de ressources énergétiques sur le marché, ce qui, en retour, entraînera une hausse des prix» que devront «payer les consommateurs européens», a déclaré le vice-premier ministre russe chargé de l'Énergie Alexandre Novak, lors d'un entretien avec la chaîne de télévision russe Rossiia-24.

Les dirigeants des pays du G7 se sont engagés, lors d'un sommet cette semaine, à développer un «mécanisme» pour plafonner le prix du pétrole russe au niveau mondial afin de priver de Moscou d'une partie de sa manne énergétique, en pleine offensive militaire de Vladimir Poutine contre l'Ukraine.

Les pays européens s'efforcent depuis le début de cette intervention militaire de réduire leur propre consommation d'hydrocarbures russes, mais les exportations de Moscou se sont en parallèle renforcées vers l'Asie.

La mise en garde de M. Novak intervient au moment où l'envolée des prix du pétrole qui a accompagné l'offensive en Ukraine suscite une inquiétude croissante dans le monde.

Jeudi, les pays producteurs de pétrole de l'OPEP+ ont reconduit leur objectif d'ouverture des vannes légèrement plus importante pour cet été — avec 648 000 barils supplémentaires par jour —, une mesure qui ne devrait toutefois pas freiner la hausse. 

Dans ce contexte, M. Novak a indiqué jeudi que la production pétrolière de la Russie avait pratiquement retrouvé le niveau qui était le sien avant le début de l'offensive en Ukraine, à quelque 9,9 millions de barils par jour. 

«Notre production s'est remise de la chute de mars et avril. En juin, nous avons presque atteint le niveau de février», a déclaré M. Novak, ajoutant que Moscou allait s'efforcer de l'augmenter encore pour remplir les quotas de production fixés à la Russie par l'OPEP+.

«Le rôle de la Russie dans la mise en œuvre de l'accord (annoncé par l'OPEP+ jeudi) sera l'un des plus cruciaux», a-t-il affirmé.

 

Le Canada bonifie son aide militaire à l'Ukraine

Madrid — Le premier ministre Justin Trudeau a conclu vendredi sa rencontre avec les dirigeants des pays de l’OTAN à Madrid en annonçant une aide militaire supplémentaire du Canada à l’Ukraine et en confirmant que le Canada participerait au prochain sommet des pays du G20, même si la Russie devrait y prendre part.

Le chef du gouvernement a d’abord déclaré que le Canada en était aux dernières étapes des pourparlers pour fournir à l’Ukraine jusqu’à 39 véhicules blindés de soutien au combat pour l’aider à combattre les militaires de la Russie. Il s’est aussi engagé à donner à l’Ukraine six caméras de drones fabriquées au Canada, pour compléter l’envoi de quelque 20 caméras plus tôt cette année.

L’achat d’équipement signifie que le Canada a maintenant dépensé les 500 millions de dollars réservés dans le budget de 2022 pour le soutien militaire à l’Ukraine.

Le premier ministre a aussi affirmé que le Canada participerait au sommet du G20 qui devrait avoir lieu à Bali en novembre, même si le président russe Vladimir Poutine devait y être présent.

M. Trudeau a d’ailleurs dit s’attendre à ce que tous les pays du G7, qui comprennent également les États-Unis, le Royaume-Uni, la France, l’Allemagne, l’Italie et le Japon, seront à Bali même si la Russie, qui est blâmée pour son invasion de l’Ukraine, reste membre à part entière du G20.

Selon M. Trudeau, il est très important qu’une conversation sur l’économie mondiale ait lieu au sommet du G20 et que le Canada, a-t-il ajouté, doit contrer la voix que la Russie aura autour de cette table, et tous les mensonges qu’elle émettrait.

Par ailleurs, le premier ministre Trudeau a annoncé qu’un nouveau centre d’excellence de l’OTAN pour le changement climatique et la sécurité sera situé à Montréal.

Mercredi, le Canada a signé un accord pour transformer le groupement tactique de l’OTAN qu’il dirige en Lettonie en une brigade, bien que le gouvernement fédéral ait déclaré qu’il était trop tôt pour dire si cela signifiait l’envoi de plus de troupes.

Le groupement tactique de l’OTAN dirigé par le Canada est composé d’environ 2000 soldats, dont 700 Canadiens, et est l’une des huit unités de ce type basées en Europe de l’Est conçues pour prévenir les invasions russes et pour dissuader les attaques.

Le premier ministre Trudeau aura plus tard vendredi des entretiens à Madrid avec son homologue de l’Espagne, Pedro Sánchez. L’avion devant le ramener au Canada devrait se poser en toute fin de soirée à l’Aéroport international Macdonald-Cartier, à Ottawa.

 

Conclusion du sommet de l'OTAN: la guerre en Ukraine au cœur des préoccupations

Madrid — Un sommet historique des dirigeants de l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord (OTAN) va se conclure ce jeudi alors que la principale préoccupation est l’invasion de l’Ukraine par la Russie. 

Le premier ministre Justin Trudeau s’est réuni avec d’autres dirigeants de l’OTAN à Madrid, en Espagne, mercredi, pour approuver un nouveau concept stratégique qui définira les plans de défense de l’alliance pour la prochaine décennie. 

Jeudi, les dirigeants discuteront des plans pour protéger le flanc sud de l’alliance, en particulier contre la menace du terrorisme.

La réunion de l’OTAN a suivi un sommet du G7 dans les Alpes bavaroises en Allemagne, où les dirigeants se sont engagés à soutenir l’Ukraine.

Auparavant, le premier ministre était à Kigali, au Rwanda, pour assister à une réunion des chefs de gouvernement du Commonwealth dont les pays ressentent les répercussions mondiales de la guerre en Ukraine, y compris la crise énergétique et l’insécurité alimentaire.

Après le sommet de l’OTAN, Justin Trudeau sera accueilli par le président espagnol Pedro Sanchez pour une courte visite avant de rentrer au Canada. 

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