La Pologne s'apprête à interdire les importations du charbon russe

Publié le 29/03/2022 à 09:40, mis à jour le 29/03/2022 à 11:17

La Pologne s'apprête à interdire les importations du charbon russe

Publié le 29/03/2022 à 09:40, mis à jour le 29/03/2022 à 11:17

(Photo: 123RF)

Ce texte regroupe toutes les réactions depuis l'invasion de la Russie en Ukraine pour la journée du 29 mars 2022. Il sera mis à jour au courant de la journée. Pour retrouver toute notre couverture sur le conflit, c'est ici.  

10h43 | Varsovie — Le gouvernement polonais a annoncé mardi un projet de loi comprenant notamment l'interdiction des importations de charbon en provenance de Russie, première sanction européenne de ce type sur les sources de l'énergie.

«Nous avons inclus dans le projet de loi des dispositions qui bloquent les importations de charbon en provenance de Russie au niveau national», a déclaré à la presse le porte-parole du gouvernement Piotr Müller, ajoutant que «nous ne pouvons pas continuer à attendre la réaction de l'Union européenne à cet égard».

Début mars, le premier ministre Mateusz Morawiecki a annoncé que la Pologne était prête à interdire les importations de charbon en provenance de Russie, mais qu'elle attendait un feu vert de Bruxelles à ce sujet.

Le projet de loi qui doit être envoyé au Parlement concerne le gel des avoirs des sociétés et personnes soutenant la Russie, a précisé le porte-parole.

La Pologne se prononce pour le renforcement des sanctions contre Moscou suite à l'invasion de l'Ukraine, et notamment pour l'interdiction des importations des carburants.

À partir de l'année prochaine, la Pologne compte s'affranchir complètement des livraisons du gaz russe, et à terme du pétrole.

Selon les estimations, la Pologne importe actuellement entre 9 et 10 millions de tonnes de charbon russe par an, soit un cinquième de l'ensemble des importations européennes.

Seules des entreprises privées polonaises importent actuellement du charbon russe, a ajouté M. Müller. 

 

Le Royaume-Uni va renforcer sa présence militaire dans l'Arctique

10h40 | Oslo — Le Royaume-Uni va renforcer sa présence militaire dans l'Arctique, a déclaré mardi le ministre britannique de la Défense, Ben Wallace, sur fond d'inquiétudes accrues après l'invasion russe de l'Ukraine.

Le Grand Nord «est important pour nos communications», «pour notre commerce et nos voyages» et «pour nos libertés», a souligné M. Wallace lors d'une conférence de presse sur la base de Bardufoss (nord) où il a rendu visite à des troupes participant à de grandes manœuvres militaires.

La nouvelle stratégie britannique dans la région supposera plus de surveillance «en mer et sur terre», «un navire pour protéger nos infrastructures, les câbles que la Russie cible pour nous rendre vulnérables» et davantage de défense anti-sous-marine, a dit le ministre britannique.

Une force de Royal Marines sera «de facto en permanence» active dans les pays nordiques, effectuant notamment des exercices en Norvège, en Suède ou en Finlande, a-t-il ajouté.

De son côté, son homologue norvégien Odd Roger Enoksen a rappelé que son pays, membre de l'OTAN et voisin de la Russie, souhaitait «davantage d'activités des alliés dans le nord», tout en soulignant que le Royaume-Uni était «notre allié le plus important en Europe».

Quelque 30 000 soldats venus de 25 pays de l'OTAN, mais aussi de Suède et Finlande, deux partenaires proches de l'Alliance, s'entraînent actuellement en Norvège.

Prévu de longue date, l'exercice Cold Response 2022 vise à tester la capacité des alliés à défendre l'un des leurs en cas d'agression, par grand froid dans un environnement difficile, une capacité dont la pertinence a été soulignée par l'offensive militaire russe contre l'Ukraine.

 

 

7h28 | Lille — L’entreprise française spécialisée dans les articles de sport Decathlon, sous pression depuis le début de la guerre en Ukraine, a annoncé mardi dans un communiqué la suspension de ses activités en Russie, en raison de problèmes d'approvisionnement.

«Respectant scrupuleusement les sanctions internationales, Decathlon constate que les conditions d'approvisionnement ne sont plus réunies pour poursuivre son activité en Russie. Decathlon est amené à suspendre l'exploitation de ses magasins», écrit dans son communiqué l'enseigne de la galaxie Mulliez.

Decathlon est l'une des trois enseignes de l'association familiale Mulliez à être active en Russie, avec Auchan et Leroy-Merlin, qui y poursuivent pour leur part leur activité. Les trois marques étaient la cible de critiques ces derniers jours à cause de leur volonté affichée de rester en Russie.

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky avait notamment demandé le 24 mars devant le Parlement français à «Renault, Auchan, Leroy Merlin et autres» de «cesser d'être les commanditaires de la machine de guerre de la Russie» en Ukraine.

Decathlon est présent en Russie depuis 2006 avec 60 magasins et un site de commerce en ligne dans 25 villes russes.

L'enseigne est notamment présente dans la région de Moscou, où sont situés 22 de ses magasins. «Nous continuerons à accompagner nos 2 500 coéquipiers russes», assure-t-elle dans son communiqué.

La suspension des activités avait été annoncée en fin de matinée via un courriel aux salariés, dans lequel l'entreprise précise être «dans l'incapacité de maintenir 92% de (son) approvisionnement» en Russie du fait des «sanctions internationales».

Également présent en Ukraine, Decathlon avait annoncé fin février avoir «gelé» son activité sur place, «dans la logique de ne pas exposer» ses quelques 125 salariés sur place «à une situation qui ne garantit pas totalement leur sécurité». Elle y exploite quatre magasins ainsi qu'un site de ventes en ligne.

L'enseigne souligne dans son communiqué qu'une «cellule de solidarité» basée en Pologne a centralisé ses dons aux ONG locales, pour un montant total de 2,6 millions d'euros.

Elle annonce aussi avoir «constitué un fonds de solidarité» doté d'un million d'euros afin de «soutenir les populations affectées».

 

Le Kremlin insiste sur le paiement du gaz russe en roubles, après des critiques du G7

6h33 | Moscou — Le Kremlin a insisté mardi sur le paiement en roubles du gaz russe livré à l'Europe, rejetant les critiques du G7, alors que les Occidentaux et les Russes multiplient les sanctions et contre-sanctions depuis l'offensive russe en Ukraine.

«Personne ne va livrer de gaz gratuitement. C'est tout simplement impossible. Et on ne peut le payer qu'en roubles», a déclaré le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov.

«La situation a changé dans le contexte d'une guerre économique menée contre la Russie», a-t-il souligné, «les entreprises (commandant du gaz russe) doivent (le) comprendre».

En représailles de sanctions européennes adoptées à cause de l'offensive russe en Ukraine, le président Vladimir Poutine a annoncé la semaine dernière que la Russie n'accepterait plus que des roubles en paiement des livraisons de gaz à l'UE, donnant une semaine aux autorités russes pour élaborer un nouveau système de règlement en roubles.

Lundi, les pays du G7 ont estimé qu'exiger un paiement en roubles du gaz russe n'est «pas acceptable», selon une annonce faite par le ministre allemand de l'Économie Robert Habeck, qui a appelé les entreprises concernées à «ne pas répondre à la demande de Poutine» et qualifié la Russie de «fournisseur pas fiable».

«La Russie a toujours été, reste et va rester un fournisseur fiable d'hydrocarbures», a encore rétorqué mardi M. Peskov.

Jeudi, le gouvernement russe, la Banque centrale et le géant gazier russe Gazprom doivent présenter à Vladimir Poutine un rapport sur la mise en place du système de paiements en rouble.

Le gaz russe est crucial pour l'UE, qui cherche depuis le début de l'offensive russe en Ukraine à trouver les moyens de se défaire de cette dépendance. 

La décision de passer à une facturation en roubles permet à la Russie de soutenir sa monnaie nationale, chahutée par les sanctions, mais la privera d'une source très importante de devises.

Celle-ci implique cependant une révision de contrats d'approvisionnement existants.  

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