La Russie dit avoir fermé le bureau de CBC/Radio Canada à Moscou

Publié le 18/05/2022 à 07:40, mis à jour le 18/05/2022 à 13:10

La Russie dit avoir fermé le bureau de CBC/Radio Canada à Moscou

Publié le 18/05/2022 à 07:40, mis à jour le 18/05/2022 à 13:10

CBC/Radio-Canada n’a pas immédiatement répondu à une demande pour commenter la dernière action de la Russie. (Photo: Getty Images)

Ce texte regroupe toutes les réactions depuis l'invasion de la Russie en Ukraine pour la journée du 17 mai 2022. Il sera mis à jour au courant de la journée. Pour retrouver toute notre couverture sur le conflit, c'est ici.  

13h00 | Le ministère russe des Affaires étrangères a déclaré qu’il fermait le bureau de Moscou de CBC/Radio-Canada et révoquait les accréditations et les visas de ses journalistes.

La porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Maria Zakharova, a déclaré que cette décision était une mesure de représailles à l’interdiction de diffusion au Canada par Ottawa du média RT soutenu par le Kremlin, anciennement connu sous le nom de Russia Today, et de RT France.

Le CRTC a retiré RT et RT France de sa liste autorisée de services de programmation et de stations à la mi-mars après avoir conclu que la programmation ciblant les Ukrainiens constituait des commentaires abusifs.

Le premier ministre Justin Trudeau a déclaré à ce moment qu’il fallait agir pour lutter contre les mensonges et la désinformation de la Russie concernant l’invasion de l’Ukraine, y compris sur les réseaux sociaux.

CBC/Radio-Canada n’a pas immédiatement répondu à une demande pour commenter la dernière action de la Russie.

CBC/Radio-Canada a déclaré le 4 mars qu’il avait temporairement suspendu ses activités journalistiques en Russie en raison d’une nouvelle loi qui viserait, selon le diffuseur public, «à criminaliser la couverture journalistique neutre et impartiale de la situation actuelle en Ukraine et en Russie».

En avril, la Russie a élargi une liste de Canadiens sanctionnés,
 ajoutant 61 personnes, dont plusieurs journalistes comme le
correspondant international du «Globe and Mail» Mark MacKinnon, le
 chroniqueur du «National Post» John Ivison et la 
présidente-directrice générale de CBC/Radio-Canada, Catherine Tait.

 

 

10h22 | Königswinter — La secrétaire d'État au Trésor américain Janet Yellen a affirmé mercredi ne pas s'attendre à une récession aux États-Unis, malgré la flambée des prix de l'énergie et la guerre en Ukraine, jugeant que l'Europe est «plus vulnérable».

«Je ne m'attends vraiment pas à ce que les États-Unis tombent en récession», a-t-elle détaillé, lors d'une conférence de presse précédant une réunion des ministres des Finances du G7 en Allemagne.

«Je pense que l'Europe est peut-être un peu plus vulnérable et plus exposée sur le front de l'énergie que les États-Unis», a-t-elle ajouté.

Certes, «l'environnement actuel est rempli de risques, tant en ce qui concerne l'inflation que les ralentissements (économiques) potentiels», a affrmé Mme Yellen.

Mais «nous avons actuellement un grand élan de reprise économique», avec notamment un «taux de chômage extrêmement faible», a-t-elle tempéré.

L'économie américaine a connu une reprise économique vigoureuse après la pandémie de coronavirus, grâce notamment à de vastes plans de relance de l'État fédéral.

Mais ces derniers mois, l'inflation et les perturbations sur les chaînes mondiales d'approvisionnement, causées notamment par la guerre en Ukraine et la pandémie de coronavirus en Chine, ont freiné cet élan.

Le pays a ainsi connu une chute de 1,4% du produit intérieur brut au premier trimestre 2022.

Mais les dirigeants américains assurent ne pas s'attendre à une récession technique, c'est-à-dire deux trimestres de suite en baisse.

Fin avril, Joe Biden a ainsi affirmé ne pas être «inquiet» d'un risque de récession, mettant en avant les dépenses de consommation des ménages et des entreprises.

De l'autre côté de l'Atlantique, les craintes sont plus importantes, la croissance de l'Union européenne dépendant lourdement de l'énergie fournie par la Russie, dont les 27 essaient, tant bien que mal, de se passer.

En Allemagne, première économie européenne, un arrêt des livraisons de gaz russe ferait chuter le PIB de 6,5% au total, sur les années 2022 et 2023, selon une étude publiée par les principaux instituts économiques mi-avril.

 

La Banque mondiale va allouer 12 G$ US à la sécurité alimentaire dans les 15 prochains mois

10h03 | Washington — La Banque mondiale a annoncé mercredi qu'elle allait consacrer, au cours des 15 prochains mois, 12 milliards de dollars américains à de nouveaux projets destinés à répondre à la crise alimentaire dans le monde, qui a été aggravée par la guerre en Ukraine. 

La majorité des ressources ira aux pays d'Afrique, du Moyen-Orient, d'Europe de l'Est et d'Asie centrale et du Sud, a précisé l'institution dans un communiqué, ajoutant que cela doit soutenir leur agriculture, «la protection sociale pour amortir les effets de la hausse des prix des denrées alimentaires», et favoriser des projets d'approvisionnement en eau et d'irrigation.

La Banque mondiale souligne par ailleurs qu'elle dispose de 18,7 milliards de dollars non utilisés qui vont aussi pouvoir être consacrés aux projets directement liés aux problèmes de sécurité alimentaire et nutritionnelle. 

«Au total, cela représente plus de 30 milliards de dollars disponibles pour la mise en œuvre de la lutte contre l'insécurité alimentaire au cours des 15 prochains mois», a relevé la Banque mondiale. 

«La hausse des prix alimentaires a des effets dévastateurs sur les plus pauvres et les plus vulnérables», a déclaré le président de la Banque mondiale, David Malpass, cité dans le communiqué. 

«Pour informer et stabiliser les marchés, il est essentiel que les pays fassent maintenant des déclarations claires sur les futures augmentations de production en réponse à l'invasion de l'Ukraine par la Russie», a-t-il estimé.

Il recommande aux pays de faire «des efforts concertés» non seulement pour augmenter l'approvisionnement en énergie et en engrais, aider les agriculteurs à augmenter les plantations et les rendements des cultures, mais encore pour «supprimer les politiques qui bloquent les exportations et les importations (…) ou encouragent le stockage inutile». 

 

«Besoins immédiats»

Dans un communiqué séparé, le Trésor américain a salué l'action collective des institutions financières internationales (IFI), dont la Banque mondiale, le Fonds monétaire international (FMI) et les banques de développement, soulignant qu'elles travaillaient «rapidement» pour tenter de faire face à l'insécurité alimentaire croissante.

Elles ont annoncé mercredi une série de mesures, soulignant qu'elles pouvaient mettre à profit non seulement leur financement, mais encore leur savoir-faire technique. 

«Il s'agit notamment de tirer parti des outils et programmes existants de manière accélérée (…), de réorienter les programmes actuels (…) de cibler les travaux qui répondent aux besoins immédiats», ont-elles expliqué dans un communiqué.

Parmi leurs objectifs prioritaires: atténuer les pénuries d'engrais, soutenir la production alimentaire immédiatement, investir dans une agriculture résiliente au changement climatique pour l'avenir ou encore promouvoir le libre-échange.

Avant même la guerre en Ukraine, l'insécurité alimentaire avait été aggravée par les conflits, les crises climatiques et les crises économiques.

L'an passé, 193 millions de personnes dans 53 pays se trouvaient en situation d'insécurité alimentaire aiguë, c'est-à-dire qu'elles ont eu besoin d'une aide urgente pour survivre, selon les données de l'ONU.

La situation va empirer en raison de la guerre russo-ukrainienne, alertent les institutions, alors que la Russie et l'Ukraine sont respectivement premier et cinquième exportateurs mondiaux de blé, représentant à eux seuls 30% de l'approvisionnement mondial.

Et l'inquiétude grandit alors que l'Inde, frappée par une canicule exceptionnelle, a annoncé vendredi dernier une interdiction générale d'exportation du blé pour assurer la sécurité alimentaire de ses 1,4 milliard d'habitants.

 

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