Londres songe à un libre-échange avec le Canada

Publié le 27/01/2017 à 14:44

Londres songe à un libre-échange avec le Canada

Publié le 27/01/2017 à 14:44

Par François Normand

Liam Fox, aux côtés de Theresa May, première ministre britannique.

Après sa sortie officielle de l'Union européenne (UE), le Royaume-Uni pourrait conclure un accord de libre-échange avec le Canada, affirme le ministre britannique du Commerce international, Liam Fox.

En entretien avec Les Affaires avant le discours qu'il a prononcé ce vendredi midi devant le Conseil des relations internationales de Montréal (CORIM), le ministre Fox a déclaré que cette option était sur la table.

«On ne ferme absolument pas la porte [à négocier un accord avec le Canada», déclare celui qui mène la mise en oeuvre du Brexit dans le gouvernement de la première ministre Theresa May.

Dans deux ans, le Royaume-Uni devrait avoir officialisé sa sortie de l'UE. C'est donc à partir de 2019 que Londres pourrait amorcer des pourparlers formels avec le Canada, explique Liam Fox.

Car tant que le Royaume-Uni fait partie de l'UE, il n'est pas autorisé à négocier des accords libre-échange; seule la Commission européenne peut le faire.

L'enjeu est de taille pour le Canada et le Royaume-Uni, notre troisième marché d'exportation après les États-Unis et la Chine (et le sixième au chapitre des importations). Depuis 2011, le commerce entre les deux pays est en déclin, malgré une reprise des échanges depuis 2013.

Liam Fox estime qu'un éventuel accord de libre-échange avec le Canada serait relativement simple à négocier. Pourquoi? Parce le travail a largement été fait dans le cadre du traité conclu entre le Canada et les 28 pays de l'UE (le CETA), mais qui n'est pas encore en vigueur.

«On essayerait alors de trouver un mécanisme avec le gouvernement canadien afin de transiter d'un accord entre le Canada et l'Union européenne à un accord entre le Canada et le Royaume-Uni», souligne le ministre du Commerce international.

Mais ce dernier précise que cette mesure serait transitoire. Car, à long terme, Londres voudra sans doute négocier un «CETA plus» avec le Canada, c'est-à-dire un accord qui serait bonifié afin d'y inclure d'autres éléments, comme l'économie digitale.


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