L'Italie n'aurait pas demandé l'aide de la Chine

Publié le 13/09/2011 à 11:07

L'Italie n'aurait pas demandé l'aide de la Chine

Publié le 13/09/2011 à 11:07

Par AFP

L'Italie n'a pas demandé à la Chine de l'aider en lui achetant des obligations, a assuré mardi un secrétaire d'Etat italien à l'Economie, affirmant que des discussions récentes avec le fonds souverain chinois portaient sur des investissements à caractère industriel.

"Nous n'avons demandé aucune aide particulière à la Chine. La demande de titres d'Etat italiens tient bon", a déclaré Antonio Gentile, cité par les médias italiens.

"Il n'y a aucune opération extraordinaire d'achat de titres (de dette) avec la Chine mais seulement des rencontres institutionnelles prévues de longue date pour évaluer des opportunités d'investissement en Italie, surtout à caractère industriel", a-t-il poursuivi.

Le secrétaire d'Etat démentait ainsi des informations du Financial Times qui a affirmé que les discussions entre le gouvernement et des investisseurs chinois la semaine dernière avaient notamment porté sur l'achat par Pékin d'obligations italiennes.

Le ministère des Finances a confirmé que le ministre, Giulio Tremonti, avait rencontré le 6 septembre cette délégation menée par le patron du fonds souverain chinois China Investment Corp., Lou Jiwei, mais sans vouloir dans un premier temps donner de détails sur la tenue des discussions.

"Cette rencontre était relative aux investissements industriels et non aux obligations d'Etat", a assuré plus tard à l'AFP une source gouvernementale.

Cette délégation chinoise a également rencontré le chef de la diplomatie Franco Frattini, le ministre des Transports et des Infrastructures, Altero Matteoli, ainsi que des responsables de la Banque d'Italie, a ajouté cette source.

Malgré un plan de rigueur de 54,2 milliards d'euros, qui doit être entériné mercredi, et le rachat de dette italienne par la Banque centrale européenne (BCE), l'Italie ne parvient pas à retrouver la confiance des marchés et lundi et mardi, les taux italiens se sont envolés lors d'émissions obligataires.

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