Grèce et Italie: la zone euro sous tension

Publié le 07/11/2011 à 06:44, mis à jour le 16/10/2013 à 19:40

Grèce et Italie: la zone euro sous tension

Publié le 07/11/2011 à 06:44, mis à jour le 16/10/2013 à 19:40

Par AFP

Photo : Bloomberg

Les ministres des Finances de la zone euro se réunissent lundi dans une atmosphère tendue du fait des incertitudes politiques et budgétaires en Grèce et en Italie, tandis qu'en parallèle la France se démène pour ne pas être la prochaine victime de la crise de la dette.

La réunion de l'Eurogroupe débutera à 17H00 à Bruxelles (11H, heure de Montréal) et sera suivie mardi matin par une rencontre des ministres des Finances de l'ensemble de l'Union européenne.

Ce rendez-vous devait au départ être d'ordre technique et régler notamment les modalités de renforcement du Fonds de secours de la zone euro aux pays en difficulté (FESF), un instrument essentiel dans la gestion de la crise de la dette.

La zone euro a décidé lors d'un sommet de ses dirigeants fin octobre de renforcer la capacité d'intervention de ce Fonds à 1 000 milliards d'euros, pour endiguer la contagion de la crise. Mais cette question, pourtant essentielle, risque d'être éclipsée par les développements politiques en Grèce notamment.

Après un week-end d'intenses tractations, les deux principaux partis politiques du pays sont parvenus dimanche soir à un accord pour former un gouvernement d'union nationale, dont l'actuel Premier ministre socialiste Georges Papandréou sera exclu. La chancelière allemande Angela Merkel lui a exprimé son "respect".

La composition du gouvernement et le nom du successeur de M. Papandréou devraient être connus dans la journée.

Objectif affiché: mettre en œuvre le plan européen anti-crise décidé à Bruxelles, avant des élections anticipées prévues mi-février.

Ce deuxième plan d'aide au pays décidé le 27 octobre prévoit 100 milliards d'euros de prêts à la Grèce ainsi qu'un effacement de 100 milliards d'euros de dette sur un total de 350 milliards d'euros.

En échange, Athènes doit se soumettre à un strict plan de rigueur et accepter une quasi mise sous tutelle, synonyme de nombreux sacrifices pour ses citoyens.

Le pays entend commencer à négocier dès lundi soir le versement d'un soutien de 80 milliards d'euros d'ici fin février, dans le cadre de cet accord.

Mais après de nombreux coups de théâtre - dont l'annonce surprise d'un référendum finalement abandonné - la zone euro va exiger du futur gouvernement de coalition grec des engagements fermes sur les économies budgétaires promises avant tout nouveau prêt international, y compris le versement de 8 milliards d'euros tiré du premier plan de sauvetage.

Or, sans le déblocage de cette somme vitale, la Grèce sera en cessation de paiement mi-décembre.

Autre urgence sur la table: la situation de l'Italie, la troisième économie de la zone euro désormais rattrapée par la crise de la dette.

Même si aucune discussion officielle n'est prévue sur le sujet, les ministres des Finances de la zone euro vont très probablement remettre la pression sur Rome, devenue à son tour la proie des marchés qui sanctionnent une politique jugée laxiste.

Lors du G20 à Cannes, la directrice générale du Fonds monétaire international (FMI) Christine Lagarde a indiqué que le problème de l'Italie, était son manque de crédibilité concernant ses mesures anti-déficit.

"On attend des Italiens qu'ils fassent suivre leurs paroles par des actes concrets", renchérit une source gouvernementale européenne, alors que se tient mardi un vote test pour le gouvernement Berlusconi.

Les députés italiens doivent se prononcer sur les finances publiques du pays mais ce vote servira surtout à mesurer le capital confiance dont dispose le chef du gouvernement Silvio Berlusconi, de plus en plus poussé vers la sortie.

L'aide de la Banque centrale européenne (BCE) par le biais d'achats d'obligations italiennes est "conditionnée" aux réformes promises par Silvio Berlusconi à l'UE, a rappelé dans le quotidien La Stampa le Luxembourgeois Yves Mersch, membre du conseil des gouverneurs de la BCE.

Préoccupé par la contagion de la crise de la dette, le gouvernement français a annoncé lundi vouloir "économiser 100 milliards d'euros" et éliminer le déficit en 2016.

L'objectif de ce plan de rigueur est de permettre au pays de conserver sa note triple A, attribuée par les agences de notation et sésame pour emprunter à bas coût sur le marché de la dette.

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