Europe : les banques acceptent des pertes de 50% pour régler la dette

Publié le 27/10/2011 à 06:48, mis à jour le 16/10/2013 à 07:31

Europe : les banques acceptent des pertes de 50% pour régler la dette

Publié le 27/10/2011 à 06:48, mis à jour le 16/10/2013 à 07:31

Par AFP

Photo : Bloomberg

Des investisseurs privés se sont entendus, jeudi matin, pour accepter des pertes de 50 pour cent sur leurs obligations grecques, a annoncé un responsable, éliminant ainsi le dernier obstacle à un vaste plan européen visant à solutionner la crise de la dette qui sévit dans le continent.

Lors d'un sommet d'urgence tenu à Bruxelles, les leaders européens avaient déjà convenu de forcer les institutions bancaires à avancer 106 milliards d'euros (148 milliards $) d'ici le mois de juin - en partie pour aider à absorber les pertes anticipées en lien avec la dette de la Grèce.

Ils s'approchaient aussi d'un accord visant à accroître le fonds de secours de l'Europe, afin d'empêcher les pays les mieux nantis économiquement de se retrouver dans une situation semblable à celle de la Grèce.

Les leaders font face à de fortes pressions pour mettre la touche finale à leur plan, après de nombreux délais et des solutions improvisées. La confiance envers le marché s'estompait pendant qu'augmentaient les craintes que cette crise, vieille de deux ans, pousse l'Europe et l'ensemble des pays développés vers une nouvelle récession.

Mais le troisième volet de leur plan - trouver une façon de réduire la lourde dette de la Grèce, sur le point de s'élever à 180 pour cent de son produit intérieur brut - s'avérait laborieux.

Devant le parlement allemand mercredi, la chancelière Angela Merkel a précisé que l'objectif du Conseil européen de mercredi devait être de proposer une solution permettant à la Grèce de réduire la charge de sa dette à 120 pour cent de son produit intérieur brut (PIB) d'ici 2020.

Dans certains milieux, on craignait qu'un tel objectif force les banques à accepter des pertes qu'elles n'étaient pas prêtes à assumer volontairement.

Or, un responsable européen a annoncé, tôt jeudi, qu'un accord volontaire avait été conclu. Et un autre responsable a confirmé que les banques avaient accepté de supporter des pertes de 50 pour cent de leurs obligations grecques.

Selon des inspecteurs de la dette grecque, une telle initiative placera la dette du pays à 120 pour cent du produit intérieur brut d'ici 2020.

Les deux responsables avaient dévoilé ces informations sous le sceau de la confidentialité, en attendant une annonce officielle.

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