Boom du commerce canado-russe

Publié le 10/12/2009 à 09:37, mis à jour le 28/02/2011 à 11:54

Boom du commerce canado-russe

Publié le 10/12/2009 à 09:37, mis à jour le 28/02/2011 à 11:54

Par Olivier Schmouker

Le Québec achète pour 1 G$ de pétrole à la Russie par an. Photo : Bloomberg.

La Russie est devenue un partenaire commercial de plus en plus important pour le Canada au cours des 10 dernières années, selon une étude de Statistique Canada.

Les échanges commerciaux entre le Canada et la Russie ont en effet plus que doublé entre 1998 et 2007, pour atteindre 2,6 milliards de dollars. Cette progression de 154% était quatre fois supérieure à la hausse de 39% du total des échanges du Canada avec le monde.

Durant cette décennie, le Canada a toujours enregistré un déficit commercial avec la Russie. Le déficit a atteint un sommet de 1,2 milliard de dollars en 2005, puis il a considérablement diminué pour se chiffrer à 289 millions de dollars en 2007.

Ils achètent de la machinerie, nous, du pétrole

Qu’est-ce que le Canada exporte vers la Russie ? Surtout des machines industrielles, pour 417 millions de dollars (36% des exportations), ainsi que de la viande, pour 150 millions de dollars (13%), et des véhicules motorisés, pour 138 millions de dollars (12%).

Et en échange, qu’importe le Canada depuis la Russie ? Presque que du pétrole brut, pour 1 milliard de dollars (70% des importations), ainsi que des pierres précieuses, pour 66 millions de dollars (5%), et de l’engrais, pour 53 millions de dollars (3,7%).

Le 13e client du Québec

En 2008, la Russie était le 13e client du Québec. Les exportations se sont élevées à 450 millions de dollars, soit presque deux fois moins que les importations, qui furent de 850 millions de dollars, selon l’Institut de la statistique du Québec.

Dix années plus tôt, les exportations québécoises vers la Russie se chiffraient à 82 millions de dollars, et les importations, à 140 millions de dollars.

Lors de la Mission Russie menée en juin dernier par Pierre Arcand, le ministre des Relations internationales, les autorités politiques russes rencontrées ont signifié au ministre leur volonté d’accroître et de diversifier les échanges avec le Québec. Elles ont clairement exprimé leurs besoins, «notamment en matière de nanotechnologies et de technologies vertes».

 

À suivre dans cette section

À la une

Santé publique: une gouvernance de broche à foin

BLOGUE. On nous a présenté Horacio Arruda comme étant l’autorité de la Santé publique au Québec. Or, il n'en est rien.

Deux exemples percutants de titres dits «défensifs»

BLOGUE INVITÉ. Jamais n’a-t-on vu le taux de chômage exploser comme on l’a vu au cours des dernières semaines.

Shopify: prochaine victime de la malédiction boursière canadienne?

BLOGUE INVITE. Shopify est-elle différente des Nortel, Research in Motion, Valeant, Barrick Gold et autres?