Après la Grèce, la Bulgarie et la Hongrie inquiètent l'Europe

Publié le 08/06/2010 à 10:54, mis à jour le 16/10/2013 à 07:54

Après la Grèce, la Bulgarie et la Hongrie inquiètent l'Europe

Publié le 08/06/2010 à 10:54, mis à jour le 16/10/2013 à 07:54

Par La Presse Canadienne

Photo: Bloomberg.

Le commissaire européen à l'Economie Olli Rehn s'est dit préoccupé mardi par les statistiques publiques de la Bulgarie, soulignant qu'elles devaient être contrôlées par l'UE.

Olli Rehn a expliqué à la presse avoir eu des inquiétudes concernant la performance statistique de Sofia. Nous envisageons de dépêcher prochainement une mission d'audit, a-t-il ajouté.

En avril, la Bulgarie a revu à la hausse son déficit budgétaire pour 2009, précisant qu'il était de 3,7 pour cent du PIB et non 1,9 pour cent. Sofia a également suspendu son projet d'adhésion à l'euro.

Cette révision soudaine rappelle la situation de la Grèce, qui a déclenché la crise de la dette en Europe à l'automne dernier en reconnaissant avoir falsifié ses statistiques.

Les ministres européens des Finances se sont mis d'accord mardi au Luxembourg pour donner à l'agence européenne de statistiques Eurostat le pouvoir d'examiner les comptes publiques nationaux dans les pays fortement endettés.

Rigueur budgétaire en Hongrie

Il n'y a pas que la Bulgarie qui inquiète l'Europe. En Hongrie, le Premier ministre Viktor Orban a proposé mardi un nouveau projet de budget incluant une réforme du système fiscal et des coupes dans le secteur public pour prévenir une crise du crédit.

Selon M. Orban, le projet en 29 points instaurera une nouvelle taxe pour les institutions financières et réduira les formalités administratives pour les investisseurs. Il modifiera également les salaires des fonctionnaires et supprimera des avantages dont ils bénéficient, comme des voitures de fonction et des téléphones portables gratuits.

Viktor Orban a présenté le plan au Parlement mardi après une réunion de son cabinet. Un projet observé avec attention par les analystes suite à l'inquiétude suscitée par la santé financière du pays. Certains dirigeants hongrois avaient en effet comparé la situation économique du pays à celle de la Grèce.

Budapest a depuis tenté de faire marche arrière. Le ministre de l'Economie Gyorgy Matolcsy a réaffirmé lundi l'objectif de réduction du déficit à 3,8 pour cent du produit intérieur brut en 2010, comme prévu par le gouvernement précédent.

Le directeur général du Fonds monétaire internationale Dominique Strauss-Kahn a déclaré ne voir aucune raison de s'inquiéter de la situation en Hongrie. Fin 2008, Budapest avait réussi à rembourser ses créanciers grâce à un prêt de 20 milliards d'euros du Fonds monétaire international, de la Banque mondiale et de l'Union européenne.

Viktor Orban a promis de créer un million d'emplois au cours des dix prochaines années, précisant que le temps était venu de remplacer le vieux système économique du pays par un nouveau.

Le Parlement débat à présent de la proposition. S'il est probable que la discussion soit houleuse, le texte sera probablement adopté, le parti d'Orban, le Fidesz, détenant une majorité des deux tiers.

 


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