Vitrine du détail: Les habitants de Shanghai ont soif de consommer, de tout et tout de suite!


Édition du 06 Septembre 2014

Vitrine du détail: Les habitants de Shanghai ont soif de consommer, de tout et tout de suite!


Édition du 06 Septembre 2014

Par François Normand

La rue Nanjing, au cœur de Shanghai, est l’artère commerciale la plus importante de Chine. Photo: Bloomberg

Les marchés de Shanghai - Métropole de près de 25 millions d'habitants, la ville de Shanghai est un vaste marché à elle seule, avec plusieurs secteurs clés pour les entreprises canadiennes. Nous vous présentons six de ces secteurs.

Située en plein coeur de Shanghai, la rue Nanjing est l'artère commerciale la plus importante de Chine et l'une des plus achalandées du monde. Parcourue chaque jour par des dizaines de milliers de personnes, cette rue témoigne bien de l'engouement des habitants de Shanghai pour la société de consommation.

La rue Nanjing n'est toutefois pas le seul endroit où les entreprises étrangères du commerce de détail et les L'Oréal de ce monde peuvent brasser des affaires. Par exemple, des designers québécois de la fourrure, regroupés sous l'étiquette Beautifully Canadian, tirent bien leur épingle du jeu dans d'autres lieux clés de la métropole chinoise, comme l'Orient Shopping centre.

Dans ce centre commercial situé dans l'ancienne concession française de Shanghai, des designers canadiens tels que Zuki et Natural Furs International vendent leurs vêtements chez White Collar, une chaîne chinoise de boutiques de vêtements pour femmes qui possède une quarantaine d'établissements en Chine.

«Nos créations s'adressent surtout aux femmes professionnelles», dit Terasa Eloy, directrice du projet Beautifully Canadian et directrice du marketing et du développement des marchés internationaux au Conseil canadien de la fourrure.

Ce sont généralement les femmes qui tiennent des postes haut placés dans l'appareil gouvernemental chinois, des avocates, des architectes ou des présentatrices de la télévision. Une clientèle prête à payer beaucoup plus qu'au Canada pour les mêmes créations, tient à préciser Terasa Eloy.

«Par exemple, un manteau de fourrure qui se vend au prix de gros 1 200 $ US au Canada se vendra plutôt 12 000 $ US environ en Chine. C'est pourtant le même produit !» dit la femme d'affaires, qui va souvent en Chine pour tâter le pouls du marché. Les designers québécois vendent aussi leurs créations à Beijing.

Le marché du commerce de détail de Shanghai a été relativement stable au premier trimestre de 2014. Aucune ouverture de nouveaux centres commerciaux n'a été observée durant cette période, selon une récente analyse de la firme britannique Knight Frank. Par contre, le marché restera actif au cours des 12 prochains mois, et ce, en raison de l'ouverture prévue de plusieurs centres commerciaux.

De plus, bien que la plupart des chaînes de produits de luxe aient cessé d'ouvrir des magasins à Shanghai, les marques de cosmétiques et de produits de beauté telles que Dior, La Mer et La Prairie continuent d'inaugurer de nouvelles boutiques dans la métropole chinoise, selon la firme McKinsey & Company.

De nouvelles enseignes s'y installent aussi, comme les sociétés américaines Abercrombie & Fitch, qui cible les adolescents et les jeunes adultes, et Old Navy, qui s'adresse aux hommes, femmes et enfants.

Cela dit, pour une entreprise étrangère, il n'est pas toujours facile de se tailler une place dans le marché du commerce de détail de Shanghai.

D'une part, en raison de la progression du commerce électronique, qui transforme les habitudes de consommation de la population, tout comme en Amérique du Nord. D'autre part, en raison la concurrence des entreprises chinoises, qui offrent des produits dont la qualité s'améliore constamment.

Les designers québécois de la fourrure en savent quelque chose. Il y a quelques années, ils vendaient encore assez facilement des créations faites de vison. Aujourd'hui, les designers chinois achètent des peaux au Canada et fabriquent des vêtements de qualité qu'ils vendent à moindre coût en Chine.

«C'est pourquoi nous avons décidé de nous différencier de plus en plus grâce à des créations réalisées à partir de peaux de castor, dont la préparation nécessite une expertise et une expérience que les Chinois n'ont pas actuellement», dit Terasa Eloy. Mais selon elle, les designers chinois apprennent vite. Très vite même.

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