Les Affaires en Chine : premier choc culturel

Publié le 18/04/2011 à 14:03, mis à jour le 03/05/2011 à 14:31

Les Affaires en Chine : premier choc culturel

Publié le 18/04/2011 à 14:03, mis à jour le 03/05/2011 à 14:31

Par François Normand

Blogue - Trois ans après avoir séjourné à Hong-Kong au printemps 2008, me voici de retour en Chine, mais cette fois en Chine continentale. Je suis arrivé à Guangzhou, près de Hong-Kong, samedi soir. Durant deux semaines, je réaliserai des entrevues avec des entreprises canadiennes à Guangzhou, Shanghai et Pékin afin de comprendre leur stratégie pour vendre leurs biens ou leurs services en Chine. Pour l’instant, pas de choc culturel, à l’exception de la langue.


Si à Hong-Kong – une ancienne colonie britannique - tout le monde ou presque est parfaitement bilingue ou parle un peu anglais, c’est une tout autre histoire en Chine continentale. Bien entendu, si vous êtes dans un aéroport international, au Starbuck du coin ou au resto de votre hôtel, vous pouvez vous faire comprendre sans problème en parlant anglais. Mais si vous sortez des circuits internationaux, la langue de Shakespeare ne vous sera pas d’une grande utilité.


Sans une adresse écrite en caractère chinois, mon chauffeur de taxi n’aurait pas pu me conduire à mon hôtel à partir de l’aéroport de Guangzhou. Il ne parlait pas anglais et il ne pouvait pas lire l'alphabet latin - c'est logique: avez-vous rencontré beaucoup de chauffeurs de taxi à Montréal capables de lire le chinois ?


Même incapacité à communiquer à l’aéroport de Pékin quelques heures plutôt, où j’ai pris ma correspondance pour Guangzhou.


J’attendais mon vol. Alors, j’ai voulu brancher mon ordinateur dans une prise de courant. Devant moi, il y avait un homme d’affaires chinois d’une cinquantaine d’années. Aimable et patient, il m’a expliqué avec des gestes de la main – il ne parlait pas anglais - que je n’avais pas besoin de l’adaptateur que je venais de sortir de mon sac pour brancher mon ordinateur dans la prise de courant.


Ces deux anecdotes m’ont convaincu que j’aurais dû prendre un cours de base de chinois avant de partir en Chine. Dans les prochains jours, je me débrouillerai avec mon guide de conversation. Beaucoup de touristes font tous la même chose. Bref, on peut se débrouiller sans parler chinois en Chine, mais ce n’est pas idéal.


Reste à savoir si les gens d’affaires qui s’intéressent au marché chinois peuvent faire la même chose. Bien entendu, les entreprises canadiennes peuvent embaucher du personnel bilingue en Chine ou des Canadiens d’origine chinoise. L'entrepreneur qui vient en Chine quelques fois par année peut aussi être accompagné d'un interprète.


Mais à long terme, l'homme ou la femme d'affaires qui veut exporter en Chine ou s'implanter dans ce pays pourra-t-il faire l'économie d'apprendre un minimum de la langue du pays pour développer ses marchés ?


Si l’anglais demeure la langue des affaires internationales, le chinois devient jour après jour une langue plus importante dans le monde. On l'oublie souvent, mais le chinois est déjà la langue maternelle d’un plus grand nombre de personnes que l’anglais - après tout, un humain sur cinq est chinois.


Avec la renaissance économique de la Chine, qui deviendra la première économie devant les États-Unis dans les prochaines décennies, le chinois est appelé à devenir une langue d’affaires continentale incontournable pour les pays asiatiques qui commerceront avec le géant asiatique. Y compris sans doute aussi pour les entreprises canadiennes.


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