La Chine importe de plus en plus d'aliments et de denrées

Offert par Les Affaires


Édition du 15 Février 2014

La Chine importe de plus en plus d'aliments et de denrées

Offert par Les Affaires


Édition du 15 Février 2014

Par François Normand

Photo: Bloomberg

Libre-échange avec la Chine - Série 2 de 6 - Olymel exporte 100 000 tonnes de porcs par année en Chine, un marché de plus en plus important pour le transformateur agroalimentaire québécois. C'est pourquoi il appuie sans réserve un éventuel accord de libre-échange avec ce pays asiatique. Une entente qu'il souhaite d'ailleurs voir se conclure au plus vite pour ne pas se faire damer le pion par ses concurrents.

«La Chine signera des ententes de libre-échange avec des pays et des régions. Ça peut donc devenir crucial si le Canada est le premier ou le dernier à obtenir une telle entente, surtout si nos principaux concurrents, le Brésil, les États-Unis et l'Union européenne, sont aussi pris en considération», dit Richard Davies, vice-président principal, ventes et marketing chez Olymel.

Pour vendre du porc en Chine, les transformateurs étrangers comme Olymel assument un tarif douanier de 12 %, 15 % ou 20 %, selon les types de produits. Ce n'est pas tout : ils doivent aussi payer une taxe sur la valeur ajoutée de 13 % ou de 17 %, si le produit porcin est transformé, par exemple en jambon, en saucisse ou en bacon.

Sans entente de libre-échange, exporter sur le marché chinois occasionne donc des coûts supplémentaires qui varient de 25 % à 37 % (lorsqu'on combine les tarifs et la taxe sur la valeur ajoutée). Les producteurs de porc du Chili ne sont pas concernés par ces coûts, car leur pays a conclu un accord de libre-échange avec la Chine.

Le marché chinois est non seulement intéressant pour les producteurs de porcs comme Olymel, mais il l'est aussi pour tous les producteurs agricoles ou agroalimentaires. Car, même si la Chine est le premier producteur agricole du monde, elle importe de plus en plus de denrées et d'aliments pour nourrir sa population. Selon l'Organisation des nations pour l'alimentation et l'agriculture (FAO, en anglais), près de 11 % de la superficie agricole mondiale est située en Chine. Pourtant, ce pays abrite près du cinquième de la population mondiale. De plus, les pénuries d'eau en Chine limitent le potentiel agricole du pays.

«C'est le plus grand marché du monde, avec 1,3 milliard d'habitants. Un accord de libre-échange avec ce pays qui doit importer pour nourrir sa population ne peut qu'être positif pour nous», dit l'ex-premier ministre Bernard Landry, aujourd'hui professeur d'économie internationale à l'ESG UQAM et occasionnellement en Chine.

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Les besoins de la Chine

L'industrie agroalimentaire canadienne peut d'ailleurs répondre à plusieurs besoins précis de la population chinoise, selon une étude réalisée conjointement en 2012 par les gouvernements canadien et chinois («Étude sur les complémentarités économiques du Canada et de la Chine»).

Le Canada est le premier producteur mondial de produits du canola. Il peut donc répondre aux besoins de la Chine en huiles comestibles et aliments pour les animaux. En 2011, les exportations de graisses et d'huiles animales et végétales représentaient d'ailleurs 20 % de nos expéditions de produits agroalimentaires en Chine.

Nos entreprises sont en outre bien positionnées pour répondre à la diète changeante des Chinois, qui consomment de plus en plus de viandes, du boeuf au porc, en passant par les produits de la mer. Les poissons et les fruits de mer sont un bon filon. À eux seuls, ils représentaient 10 % des exportations canadiennes d'aliments en Chine en 2011.

L'industrie canadienne peut aussi jouer la carte de la qualité pour pénétrer de nouveaux marchés, selon Jie He, une spécialiste de l'environnement et du commerce à l'Université de Sherbrooke, qui s'intéresse à la Chine. «Les Chinois veulent de bons aliments exempts de polluants et de pesticides, sans parler de leur désir de se procurer des produits raffinés.»

Par ailleurs, une entente de libre-échange serait aussi favorable aux exportateurs chinois de produits agricoles et agroalimentaires. Nous verrions ainsi plus de produits chinois sur nos tablettes d'épicerie, où les pommes et l'ail de la Chine occupent déjà une place importante. En 2011, la Chine a exporté pour 1,1 milliard de dollars américains de denrées et d'aliments au Canada, dont près du tiers était constitué de poissons et de fruits de mer.

Malgré tout, le Conseil québécois de l'horticulture (la culture des légumes, des fleurs, des arbres ou des arbustes fruitiers) ne craint pas la concurrence des producteurs chinois au Québec. La raison en est fort simple : la distance entre les ports chinois et le marché québécois a un impact sur la fraîcheur des aliments. «Si j'étais un producteur chinois, je viserais les marchés de l'Ouest canadien et américain, pas celui du Québec», dit son directeur général, Claude Laniel.

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