Vers une plus grande intégration entre le Canada et les États-Unis

Publié le 21/06/2010 à 14:39

Vers une plus grande intégration entre le Canada et les États-Unis

Publié le 21/06/2010 à 14:39

Photo : Suresh Kumar lors de l'événement RepCan 2010 à Montréal le 17 juin.

Pouvons-nous un jour espérer l’harmonisation des réglementations canadiennes et américaines, particulièrement celles qui visent les produits agroalimentaires et médicaux ? Suresh Kumar, secrétaire adjoint à la promotion des échanges commerciaux au Département du commerce des États-Unis, demeure ouvert à la question.

« Une harmonisation à 100 %, je ne sais pas. Mais je crois qu’il est possible d’avoir davantage de plateformes communes. C’est la direction prise partout dans le monde », explique-t-il dans une entrevue accordée à lesaffaires.com.

M. Kumar était à Montréal pour le RepCan 2010, un événement annuel du Service commercial des États-Unis, qui regroupait 23 représentants d’entreprises américaines fraîchement arrivées en sol canadien.

« Mais attention, l’harmonisation des réglementations ne se fait pas du jour au lendemain. Il faut s’y attaquer, mais il ne faut pas trop forcer les choses même s’il y a encore beaucoup de chemin à faire», dit le secrétaire adjoint.

«Lorsque je travaillais pour Warner Lambert au début des années 1990 en Ontario, on ne pouvait même pas utiliser le même sucre au Canada et aux États-Unis. Il y a eu beaucoup de progrès depuis ce temps, ce qui prouve le pouvoir du dialogue et des conversations entre les partis impliqués», ajoute M. Kumar.

Suresh Kumar est à la tête du U.S. and Foreign Commercial Service (USFCS), un réseau mondial de 109 bureaux aux États-Unis et 127 bureaux dans 77 autres pays. M. Kumar a 30 ans d’expérience dans le commerce international en tant qu’homme d’affaires, consultant, coach et professeur. Il a entre autres enseigné à l’Université York de Toronto et à l’Université Bombay en Inde.

Nous avons profité du RepCan 2010, qui avait lieu à Montréal le 17 juin 2010, pour lui poser quelques questions.

Les échanges commerciaux entre le Canada et les États-Unis peuvent-ils augmenter?

« Depuis l’ALENA, les échanges commerciaux ont augmenté de 148 %. Cette hausse s’est matérialisée parce que nos prédécesseurs se sont rencontrés pour discuter du pourquoi et du comment ils pouvaient y arriver», explique le secrétaire adjoint.

M. Kumar souligne que seulement 1 % des entreprises américaines exportent. Et de celles qui exportent, 58 % font des affaires avec un seul pays. «Il y a encore beaucoup d’occasions pour augmenter nos échanges. Il faut profiter de notre relation privilégiée pour y arriver», avance-t-il.

La libre circulation des personnes est-elle souhaitable?

Ceux qui rêvent à la libre circulation des personnes en Amérique du Nord, comme c’est le cas entre les pays de l’Union européenne, devront prendre leur mal en patience.

« Des milliers de personnes traversent les frontières chaque jour. Cela n’a jamais été problématique. Oui, nous exigeons maintenant un passeport parce que nous voulons un monde plus sécuritaire pour les Canadiens et les Américains», dit M. Kumar. Selon lui, les échanges commerciaux fonctionnent bien lorsque les douanes sont sécurisées!

Un tarif douanier extérieur unique est-il possible ?

La relation entre le Canada et les États-Unis n’a pas été construite sur le modèle de l’Union européenne, estime M. Kumar. « Cela n’a jamais été la base de notre relation dans les échanges commerciaux. Je ne crois pas qu’un tarif douanier extérieur unique soit dans les cartes pour le moment »,

« Nous étions avant-gardistes avec l’ALENA, qui fonctionne très bien d’ailleurs. Les autres pays tentent de nous rattraper, d’imiter ce que nous faisons, en matière d’échanges commerciaux. Ainsi, il n’y a pas de besoin d’apporter de la nouveauté dans les tarifs douaniers extérieurs », renchérit-il.

Le Canada et les États-Unis peuvent-ils travailler ensemble pour développer les technologies vertes ?

« C’est mon souhait. Des deux côtés, il y a des entreprises innovantes, particulièrement dans l’automobile et dans l’aviation. Le président Obama a fait de l’énergie verte une priorité dès le début de sa campagne électorale. Je crois vraiment que les entreprises canadiennes et américaines peuvent travailler de concert afin de trouver de nouvelles technologies vertes », conclut-il.

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