Dette américaine : pas de panique, selon CIBC

Publié le 29/07/2011 à 11:59

Dette américaine : pas de panique, selon CIBC

Publié le 29/07/2011 à 11:59

Le fait que Républicains et Démocrates n'arrivent pas à s'entendre d'ici le 2 août prochain poussera probablement certaines agences de notation à déclasser la dette américaine, mais n'entraînera pas une vague de ventes de bons du Trésor, selon Avery Shenfeld, économiste en chef à la Banque CIBC.

Certaines institutions détiennent des bons du Trésor américain en vertu d'une politique de placement obligatoire, mais ces règles ne les obligent habituellement qu'à en détenir, plutôt que des titres associés à une cote AAA, ce qui fait qu'un déclassement ne se traduira pas par de nombreuses ventes forcées.

Même déclassés, les bons du Trésor américain comporteront encore moins de risques que les obligations d'État du Japon, qui ont réussi à trouver preneurs à 1,1 % sur un horizon de 10 ans. « En réalité, un changement de cote ne ferait que dire aux marchés ce qu'ils savent déjà sur la dette des États-Unis et le statu quo à ce sujet », ajoute M. Shenfeld.

« C'est ce qui est arrivé lorsque le Canada a vu sa cote abaissée par Moody's en avril 1995. À l'époque, il n'y avait aucune évolution significative dans les tendances relatives aux écarts de taux entre les obligations à 10 ans du Canada et des États-Unis. En effet, le tournant décisif avait déjà été franchi en matière de politique budgétaire dans le budget fédéral de 1994, lequel allait, une décennie plus tard, placer le Canada largement en tête de peloton quant au niveau d'endettement. »

En ce qui a trait à l'économie des États-Unis, Avery Shenfeld croit que les investisseurs devraient en fait préférer une augmentation du plafond de la dette à un compromis d'envergure sur les mesures d'austérité, surtout si celui-ci a pour effet d'imposer d'importantes compressions des dépenses et des hausses d'impôts à court terme.

« Le plus gros problème des États-Unis n'est pas de réduire le déficit, mais de relancer la croissance à un rythme auquel l'économie peut supporter une réduction du rôle du gouvernement »

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