Du Made in China au Made in Africa

Publié le 11/01/2013 à 17:30, mis à jour le 18/10/2013 à 07:33

Du Made in China au Made in Africa

Publié le 11/01/2013 à 17:30, mis à jour le 18/10/2013 à 07:33

Par François Normand


Même si le continent africain demeure très pauvre, il abrite ce que les consultants de la firme PwC nomment la classe moyenne émergente.


Il s’agit de consommateurs – surtout basés en Afrique subsaharienne, en Chine et en Inde – qui sont sur le point d’accéder à la véritable classe moyenne. Actuellement, cette classe moyenne émergente compte plus de deux milliards de personnes dans les économies émergentes.


Le continent africain est rarement sur l’écran radar des exportateurs et des investisseurs canadiens, qui n’ont souvent d’yeux que pour les pays du BRIC (Brésil, Russie, Inde, Chine). Pourtant, l’Afrique est un vaste continent où plusieurs pays connaissent une forte croissance économique, notamment en Afrique subsaharienne.


Cette année, cette région du monde enregistrera d’ailleurs la plus forte croissance économique après l’Asie (sans le Japon), selon les prévisions de l’Economist Intelligence Unit. De plus, trois pays de l’Afrique noire figurent dans le top 10 des pays qui afficheront la plus forte croissance économique dans le monde en 2013, soit le Mozambique (8,2%), le Rwanda (7,8%) et le Ghana (7,6%).


Malgré les guerres et l’instabilité politique dans certains pays, comme le Mali et le Congo, l’Afrique est donc un marché qui représente plusieurs occasions d’affaires pour les entreprises et les investisseurs canadiens, a fait valoir Thomas Boni Yayi.


De passage à Ottawa plutôt cette semaine, le président Boni Yayi et le premier ministre Stephen Harper ont d’ailleurs signé un accord sur la promotion et la protection des investissements entre le Canada et le Bénin.


Comme la Chine, l’Afrique a besoin des investissements étrangers pour se développer, construire des infrastructures et bâtir des usines. Les multinationales investissent déjà beaucoup dans la région. En 2014, les investissements étrangers en Afrique pourraient s’établir dans une fourchette oscillant de 75 à 100 milliards de dollars américains, selon l’ONU.


 


 


 


 


 


 


 


 


 


 


 


 


 


 


 


 


 


 


 


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