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Le quart des patrons tente de pourvoir des postes à long terme

Catherine Charron|Mis à jour le 26 avril 2024

Le quart des patrons tente de pourvoir des postes à long terme

La baisse d'embauche observée n'est pas très loin de la moyenne nationale. (Photo: 123RF)

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RHÉVEIL-MATIN. Le quart des employeurs tenteront de combler des postes à long terme d’ici la fin de l’année, indique le plus récent sondage de ManpowerGroup dévoilé le 13 septembre. Autant dire qu’il est temps de revoir ses techniques pour fidéliser ses collègues conseille sa vice-présidente de marché du Québec, Anne-Marie Lanthier.

Cette propension à embaucher est toutefois en baisse par rapport au trimestre précédent, selon le coup de sonde passé auprès de 1000 entreprises canadiennes par la firme de service-conseil en recrutement.

Anne-Marie Lanthier ne s’en fait pas pour autant, attribuant ce recul de 9 points de pourcentage en partie à la montée des craintes liées à un ralentissement économique. Le Québec n’est d’ailleurs pas très loin de la moyenne nationale.

La vice-présidente souligne que de tels chiffres font état d’une offre foisonnante sur le marché de l’emploi, une nouvelle qui pourrait un peu moins réjouir les donneurs d’ouvrage.

En effet, en compilant à la fois les intentions de recruter pour des postes à long terme et des postes à court terme — ce que ManpowerGroup associe à des «variations saisonnières» —, ce sont 40% des répondants au sondage qui souhaitent embaucher, une donnée similaire à ce qui avait été observé au trimestre passé.

«Il y a beaucoup de demandes. Dans les deux dernières années, dans certains marchés, il y a eu beaucoup de coupes, donc là ça repart en fou, explique la cadre chez ManpowerGroup. C’est la première année presque complète où l’on ne ressent plus autant les contraintes de la COVID-19».

Au quatrième trimestre de 2022, seuls 18% des organisations questionnées au Québec émonderont la taille de leurs équipes, tandis que 38% préfèrent la garder intacte. Dans l’ensemble du pays, ce nombre est presque identique alors que 45% des personnes sondées comptent recruter et que 13% pensent supprimer des postes.

«C’est sûr que des entreprises vivent un taux de roulement, puisque le marché est compétitif. Elles doivent donc réembaucher des employés pour remplacer ceux qui ont quitté leur poste. D’autres doivent agrandir leurs équipes pour remplir des mandats qui avaient été mis sur la glace depuis mars 2020. On reçoit des appels d’employeurs qui nous disent “bon enfin c’est signé”», illustre Anne-Marie Lanthier

Et il y a bien peu de chance que la tendance se renverse complètement, prévient la vice-présidente. Malgré le ralentissement économique, la demande générale pour des travailleurs devrait demeurer forte au cours du prochain exercice. Un premier aperçu des nouveaux budgets dédiés au recrutement devrait paraître au mois de décembre et confirmer cette tendance, croit-elle.

D’où l’importance de miser sur la fidélisation pour garder ses coéquipiers. «Si un employé reste, c’est à cause de ses collègues, de son patron, de ce que l’entreprise peut lui donner, et pas uniquement financièrement. J’ai vu beaucoup d’employés butiner d’un travail à l’autre», constate-t-elle.

 

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