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La semaine de 4 jours dans la mire des studios Eidos

Catherine Charron|Mis à jour le 26 avril 2024

La semaine de 4 jours dans la mire des studios Eidos

La semaine de quatre jours se matérialisera à la fin de ce téléchargement. (Photo: Alex Haney pour Unsplash)

RHéveil-matin est une rubrique quotidienne où l’on présente aux gestionnaires et à leurs employés des solutions inspirantes pour bien commencer leur journée. En sirotant votre breuvage préféré, découvrez des astuces inédites pour rendre vos 9@5 productifs et stimulants.


RHÉVEIL-MATIN. Après plusieurs années de préparation, les studios de jeux vidéo Eidos-Montréal et Eidos-Sherbrooke passent au niveau supérieur dans leur quête de l’expérience employé en accédant à la semaine de 32 heures.

Ayant adopté les outils nécessaires au télétravail avant le début de la pandémie, l’entreprise derrière les jeux Guardians of the Galaxy et Avengers a analysé au cours des 18 derniers mois des données sur le bien-être physique et psychologique de ses près de 500 artisans. Depuis, moult sessions de travail ont permis de faire la lumière sur l’encadrement requis dans une telle transition.

«On voit plus ça comme une itération qu’un grand changement», laisse entendre le chef du studio d’Eidos-Montréal, David Anfossi. Il rappelle que depuis un an déjà, la société a sabré quatre heures à ses semaines.

La partie n’est toutefois pas encore gagnée. Chaque département devra présenter un plan de match dans lequel il devra démontrer comment il adaptera sa charge de travail à ce nouvel horaire. Tous devront revoir leur organisation, leur gestion du temps devant l’écran, et les heures passées en réunion — le nerf de la guerre selon le dirigeant.

Dès la semaine prochaine, quatre divisions dévoileront leur stratégie. «On souhaite qu’il y ait une vraie réflexion, car chaque équipe a une réalité et des besoins différents», explique le chef de studio, ce pour quoi il ne compte pas leur imposer une date de déploiement.

Eidos a identifié quels seront les indicateurs de performance pour mesurer le succès de cette initiative: elle devra à la fois bonifier la productivité des projets, le bien-être des travailleurs, et leur fidélisation.

«En diminuant le nombre de départs, on va avoir un impact énorme sur le temps que chaque employé passe devant son écran pour compenser, sur les compromis que l’on fait sur la qualité du produit, mais aussi sur les économies de temps pour engager un nouvel expert», promet David Ansoffi.

 

Prévenir la cascade des heures supplémentaires

Le concepteur de jeux vidéo s’appuie sur une politique de la flexibilité de la gestion des heures de travail, en fonction des livrables. Règle générale, les employés d’Eidos se collent vraiment aux heures allouées, et ce, même en période de remise, assure leur employeur. Si un développeur compte bosser davantage, il devra recevoir l’approbation au préalable.

«La moyenne d’âge est de 33 ans, et personne ne cherche à faire de compromis sur leur vie familiale, ou sur leur bien-être», laisse entendre David Ansoffi. Il reconnait toutefois qu’avec le télétravail et les horaires flexibles, les heures peuvent facilement s’enchaîner. C’est pourquoi la politique des 32 heures par semaine lui semble d’autant plus importante aujourd’hui, afin «de trouver un meilleur équilibre de vie».

 

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