Logo - Les Affaires
Logo - Les Affaires

Ce qui attend le monde du travail, d’après Barack Obama

Catherine Charron|Mis à jour le 26 avril 2024

Ce qui attend le monde du travail, d’après Barack Obama

Voici son truc pour avoir une carrière fructueuse, qu'importe les changements causés par le recours à l'intelligence artificielle. (Photo: Getty Images)

RHéveil-matin est une rubrique quotidienne où l’on présente aux gestionnaires et à leurs employés des solutions inspirantes pour bien commencer leur journée. En sirotant votre breuvage préféré, découvrez des astuces inédites pour rendre vos 9@5 productifs et stimulants.


RHÉVEIL-MATIN. Nous nous trouvons désormais dans une période charnière où l’on doit réfléchir à ce à quoi ressemblera l’organisation du travail des prochaines années, après les moult perturbations de l’économie des dernières années, croit l’ancien président américain, Barack Obama.

Dans une entrevue donnée à LinkedIn News en marge du lancement de sa série sur Netflix Working: What We Do All Day, ce dernier indique toutefois que dans un monde où l’intelligence artificielle sera monnaie courante, ce sont les travailleurs débrouillards et qui obtiennent des résultats qui se démarqueront.

«J’ai vu à tous les niveaux des gens très bons pour mettre en lumière des problèmes, expliquer avec éloquence pourquoi quelque chose n’a pas fonctionné ou ne peut être accompli. Je suis à la recherche de personnes qui, peu importe la taille du défi, diront “je m’en occupe”», résume-t-il.

Les employés, surtout les plus jeunes, ne devraient pas tenter de faire valoir leurs compétences qu’en menant à bien les mandats les plus prestigieux, d’après lui. Les dirigeants remarquent davantage celles et ceux qui visent juste à tous coups, sans égard au prestige de la tâche demandée, affirme l’ex-président.

Aux personnes qui lui demandent comment avoir une carrière fructueuse, Barack Obama recommande de davantage s’intéresser à ce qu’elles souhaitent accomplir chaque jour, plutôt que de se concentrer sur l’obtention d’un titre.

«Trop souvent, les gens aspirent à devenir des membres du Congrès à l’âge de 30 ans, ou toucher des revenus d’un certain montant à un moment de leur vie bien précis. Or, les personnes qui ont le plus de succès sont celles qui deviennent passionnées par ce qu’elles font», a-t-il observé.

 

Se sentir utile mobilise

Inspiré par un ouvrage du journaliste américain Louis Terkel, celui qui a siégé à la Maison-Blanche de 2008 à 2016 est allé à la rencontre de citoyens de tous les horizons, afin de mettre en lumière ce à quoi rime le travail.

Il a pu constater que se sentir utile est ce qui génère le plus de fierté chez les employés, et ce même s’ils bossent dans l’ombre, ou qu’ils occupent des postes de première ligne.

Or, il est préoccupé par la place toujours plus importante qu’occupe le besoin des jeunes travailleurs de faire des tâches qui ont un sens à leurs yeux.

Au début de leur carrière, répète-t-il d’ailleurs à ses filles, «il se peut que [leur emploi] ne soit qu’un boulot, que ce que vous accomplissez ne profite qu’à votre patron ou à la personne qui vous paie et que ce ne soit pas rigolo». Avec le temps et l’expérience, rappelle-t-il, on peut davantage plancher sur des tâches qui nous font vibrer.

Si Barack Obama leur lève son chapeau, c’est que les jeunes ont compris que les choses qui leur importeront le plus dans leur vie ne viendront pas nécessairement de leur emploi. Les plus vieux ont de la difficulté à changer de mentalité, embourbés dans leurs vieilles habitudes et leur quête aux titres et à faire plus d’argent, juge-t-il.

C’est pourquoi les membres des nouvelles générations, elles, sont à la recherche d’un équilibre. L’emploi doit être certes intéressant, et leur permettre de s’y plonger corps et âme. Ils ne se laissent toutefois pas berner : le travail ne pourra remplacer d’autres aspects de leur vie afin qu’elle soit épanouissante, comme en entretenant des liens avec les membres de leur famille, et leurs amis, souligne l’ancien président.