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Civision: transformer l’incertitude en décisions éclairées

Dominique Talbot|Mis à jour le 26 avril 2024

Civision: transformer l’incertitude en décisions éclairées

Elisa Groslier et Nicolas Iglésias, cofondateurs de Civision (Photo: courtoisie)

Pour tout l’automne, Les Affaires vous présente SOLUTION START-UP, une rubrique dédiée aux jeunes entreprises innovantes du Québec. Vous découvrirez des entreprises qui ont franchi l’étape de l’«accélération». C’est un rendez-vous chaque semaine, tous les mercredis à 12h.


 

SOLUTION START-UP. Difficile de parler de l’économie aujourd’hui sans aborder les défis environnementaux et la pénurie de main-d’œuvre. Les entreprises qui proposent des solutions à ces problématiques le font plus souvent pour l’une ou pour l’autre. La start-up Civision, elle, fait les deux.

Fraîchement sortie de l’accélérateur Banque Nationale – HEC Montréal, l’entreprise fondée par Elisa Groslier et Nicolas Iglésias est partie d’un constat très simple. Que ce soit pour une organisation publique ou une entreprise privée, lancer un projet est synonyme d’incertitude. 

«Pour réduire cette incertitude, il faut des données. On s’est rendu compte que 90% des organisations ont du mal à savoir quoi faire avec leurs données», explique Elisa Groslier, présidente de l’entreprise. 

À cette collecte de données, qui proviennent des organisations, de sources spécialisées ou libres d’accès sur le web, Civision ajoute son outil d’intelligence artificielle (IA) prédictive.

« On transforme l’incertitude en décisions éclairées, grâce aux données et à l’IA», résume Elisa Groslier. Ces décisions sont parfois plus alignées avec les besoins du marché que certains constats bien établis. 

Civision a reçu par exemple le mandat de cerner les besoins des entreprises pour une formation en IA pour un organisme qui a pour mission de promouvoir le développement des talents et de l’emploi en technologies de l’information.

Résultat: la formation sera opérée en langage informatique Python, plutôt qu’en langage R. Pourquoi? Parce que le modèle d’analyse de Civision a démontré que 75% des entreprises préfèrent Python à R, pourtant largement enseigné dans les écoles. Le hic, c’est que le langage R ne représente que 6% de la demande. 

«L’objectif était de connaître les besoins des entreprises qui recrutent en IA. Donc nous avons développé une technologie pour récupérer les besoins des entreprises pour permettre aux étudiants de mieux s’intégrer au monde du travail», raconte simplement la présidente de l’entreprise.

 

Forte poussée de croissance

Forte poussée de croissance

Et les mandats commencent à s’accumuler pour la jeune entreprise qui a vu le jour en 2022. Son chiffre d’affaires suit évidemment cette tendance. Pour sa première année d’opérations, Civision a réalisé des ventes de 40 000$. Depuis le début de l’année 2023, ses revenus sont déjà de 180 000$. Une croissance de plus de 400%. 

De deux employés au début de ses activités, ils sont maintenant six personnes à y travailler à temps plein. Et Elisa Groslier espère doubler ces effectifs en 2024 avec des analystes de données et des développeurs informatiques. «Il faut trouver des personnes de talent passionnées», dit-elle. 

D’une certaine façon, Civision commence à s’y connaître en recherche de main-d’œuvre. L’entreprise a récemment accompagné Développement Mauricie, qui voulait connaître les besoins des entreprises en matière d’emploi. L’organisme a pu ainsi voir quelles actions il pouvait faire pour attirer plus de personnes sur son territoire grâce à l’IA de Civision.

«Nous lui avons créé un tableau de bord personnalisé […] pour savoir quels secteurs [de l’économie de la région] étaient les plus touchés [par la pénurie de travailleurs] et à l’intérieur de ceux-ci, quels emplois étaient particulièrement en demande.»

Le même type de solution s’est appliqué avec Synergie Économique Laurentides, qui cherchait un moyen de connaître les types de plastiques rejetés par les entreprises de la région et qui finissaient dans les sites d’enfouissement.

«Nous avons été en mesure de cibler de manière chirurgicale les entreprises à accompagner. Le résultat: 335 tonnes de plastique ont été détournées des sites d’enfouissement », raconte Elisa Groslier.

Et c’est justement vers ce type de mandat à forte saveur écologique que Civision veut poursuivre sa croissance au cours des prochaines années.

D’ailleurs, de nombreux mandats sont en cours de négociation avec des organisations qui gravitent dans ce qui est convenu d’appeler l’économie circulaire. 

«On veut que notre activité soit profitable pour des projets qui ont des retombées positives. Que ça ait du sens pour les gens et qu’il y ait un impact social et économique derrière. […] On sent que dans l’économie circulaire, il y a beaucoup de choses à faire par rapport aux données. On sent qu’il n’y a pas assez de données partagées, ouvertes. C’est un plus gros défi que pour le marché de l’emploi, par exemple», admet Elisa Groslier. 

C’est donc dans cette optique que leur tout nouvel outil, Civia, sera déployé dans les prochaines semaines. «C’est un outil plus accessible. C’est une application qui génère des tableaux de bord personnalisés en une minute, décrit la présidente de Civision. Ça veut dire que l’utilisateur charge directement sa base de données, il interroge notre IA et il obtient un tableau de bord en fonction de sa propre demande.» Un peu comme une étude de marché à valeur ajoutée, mais en une minute.

Tout ça pour que Civision devienne d’ici cinq ans une référence «en analyse de données pour une multitude d’organisations au Québec», dit-elle.fficile de parler de l’économie aujourd’hui sans aborder les défis environnementaux et la pénurie de main-d’œuvre. Les entreprises qui proposent des solutions à ces problématiques le font plus souvent pour l’une ou pour l’autre. La start-up Civision, elle, fait les deux.

Fraîchement sortie de l’accélérateur Banque Nationale – HEC Montréal, l’entreprise fondée par Elisa Groslier et Nicolas Iglésias est partie d’un constat très simple. Que ce soit pour une organisation publique ou une entreprise privée, lancer un projet est synonyme d’incertitude. 
« Pour réduire cette incertitude, il faut des données. On s’est rendu compte que 90 % des organisations ont du mal à savoir quoi faire avec leurs données », explique Elisa Groslier, présidente de l’entreprise. 
À cette collecte de données, qui proviennent des organisations, de sources spécialisées ou libres d’accès sur le web, Civision ajoute son outil d’intelligence artificielle (IA) prédictive.
« On transforme l’incertitude en décisions éclairées, grâce aux données et à l’IA», résume Elisa Groslier. Ces décisions sont parfois plus alignées avec les besoins du marché que certains constats bien établis. 
Civision a reçu par exemple le mandat de cerner les besoins des entreprises pour une formation en IA pour un organisme qui a pour mission de promouvoir le développement des talents et de l’emploi en technologies de l’information.
Résultat:  la formation sera opérée en langage informatique Python, plutôt qu’en langage R. Pourquoi? Parce que le modèle d’analyse de Civision a démontré que 75% des entreprises préfèrent Python à R, pourtant largement enseigné dans les écoles. Le hic, c’est que le langage R ne représente que 6% de la demande. 
«L’objectif était de connaître les besoins des entreprises qui recrutent en IA. Donc nous avons développé une technologie pour récupérer les besoins des entreprises pour permettre aux étudiants de mieux s’intégrer au monde du travail», raconte simplement la présidente de l’entreprise.
Forte poussée de croissance
Et les mandats commencent à s’accumuler pour la jeune entreprise qui a vu le jour en 2022. Son chiffre d’affaires suit évidemment cette tendance. Pour sa première année d’opérations, Civision a réalisé des ventes de 40 000$. Depuis le début de l’année 2023, ses revenus sont déjà de 180 000$. Une croissance de plus de 400%. 
De deux employés au début de ses activités, ils sont maintenant six personnes à y travailler à temps plein. Et Elisa Groslier espère doubler ces effectifs en 2024 avec des analystes de données et des développeurs informatiques. «Il faut trouver des personnes de talent passionnées», dit-elle. 
D’une certaine façon, Civision commence à s’y connaître en recherche de main-d’œuvre. L’entreprise a récemment accompagné Développement Mauricie, qui voulait connaître les besoins des entreprises en matière d’emploi. L’organisme a pu ainsi voir quelles actions il pouvait faire pour attirer plus de personnes sur son territoire grâce à l’IA de Civision.
«Nous lui avons créé un tableau de bord personnalisé […] pour savoir quels secteurs [de l’économie de la région] étaient les plus touchés [par la pénurie de travailleurs] et à l’intérieur de ceux-ci, quels emplois étaient particulièrement en demande. »
Le même type de solution s’est appliqué avec Synergie Économique Laurentides, qui cherchait un moyen de connaître les types de plastiques rejetés par les entreprises de la région et qui finissaient dans les sites d’enfouissement. 
« Nous avons été en mesure de cibler de manière chirurgicale les entreprises à accompagner. Le résultat : 335 tonnes de plastique ont été détournées des sites d’enfouissement », raconte Elisa Groslier. 
Et c’est justement vers ce type de mandat à forte saveur écologique que Civision veut poursuivre sa croissance au cours des prochaines années. 
D’ailleurs, de nombreux mandats sont en cours de négociation avec des organisations qui gravitent dans ce qui est convenu d’appeler l’économie circulaire. 
« On veut que notre activité soit profitable pour des projets qui ont des retombées positives. Que ça ait du sens pour les gens et qu’il y ait un impact social et économique derrière. […] On sent que dans l’économie circulaire, il y a beaucoup de choses à faire par rapport aux données. On sent qu’il n’y a pas assez de données partagées, ouvertes. C’est un plus gros défi que pour le marché de l’emploi, par exemple », admet Elisa Groslier. 
C’est donc dans cette optique que leur tout nouvel outil, Civia, sera déployé dans les prochaines semaines. « C’est un outil plus accessible. C’est une application qui génère des tableaux de bord personnalisés en une minute, décrit la présidente de Civision. Ça veut dire que l’utilisateur charge directement sa base de données, il interroge notre IA et il obtient un tableau de bord en fonction de sa propre demande. » Un peu comme une étude de marché à valeur ajoutée, mais en une minute.
Tout ça pour que Civision devienne d’ici cinq ans une référence « en analyse de données pour une multitude d’organisations au Québec », dit-elle.

 

 

 

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