REER: des «limites à vie» pour mousser l'épargne-retraite

Publié le 11/09/2014 à 11:38

REER: des «limites à vie» pour mousser l'épargne-retraite

Publié le 11/09/2014 à 11:38

Photo; Shutterstock

L'Institut C.D. Howe soutient qu'il serait préférable de bonifier le régime enregistré d'épargne-retraite (REER) au lieu de créer des régimes de retraite provinciaux.

L'étude de l'organisme survient au moment où des discussions sont en cours autour de la création possible d'un régime de retraite provincial en Ontario. L'Institut soutient que la bonification du REER est souvent écartée par les politiciens puisqu'ils trouvent qu'il n'y a pas assez de contribuables qui y contribuent.

Toutefois, l'Institut démontre que lorsqu'on enlève du calcul les contribuables bénéficiant d'un régime de retraite chez leur employeur, le taux de participation augmente significativement. Les travailleurs gagnant plus de 50 000$ et n'ayant pas de régime de retraite auraient contribué pour près de 10% de leur revenu en moyenne en 2013.

Selon l'Institut, les travailleur gagnant moins de 25 000$ ou entre 25 000 $ et 50 000 $ par année, qui n'ont pas de régime de retraite d'entreprise, recevront assez d'argent grâce aux programmes publics déjà en place.

Le rapport cite des chiffres de Statistique Canada et soutient qu'un travailleur gagnant 25 000$ par année aura à sa disposition un revenu de 22 070$ alors qu'à la retraite, les différents programmes sociaux lui verseront 23 425$.

À l'opposé, un travailleur gagnant 50 000$ par année peut d'attendre à bénéficier d'un revenu de 38 520 $ par année. À la retraite, les programmes gouvernementaux lui fourniront 23 425$ par année. Si ce travailleur souhaite maintenir son niveau de vie, il devra donc compter sur son épargne personnelle.

Limites à vie

L'Institut C.D. Howe suggère au gouvernement de modifier les limites annuelles de contribution au REER afin d'en faire des «limites à vie». Cette mesure serait bénéfique pour les contribuables souhaitant augmenter sensiblement leur épargne plus tard dans leur vie.

«L'utilisation des REER est peut-être moins élevée que ce que certains considèrent comme un niveau optimale, mais pas au point d'établir que plus de régimes publics d'épargne et de retraite soient nécessaires, écrit Alexandre Laurin, auteur du rapport. Il y a beaucoup d'autres options possibles.»

Avec la Presse canadienne

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