Pourriez-vous économiser davantage pour la retraite?

Publié le 03/02/2015 à 09:00

Pourriez-vous économiser davantage pour la retraite?

Publié le 03/02/2015 à 09:00

La dernière analyse de Statistique Canada sur les cotisations aux REER remonte à 2012 et indiquait que moins d'un quart des contribuables avait cotisé à un REER cette année-là. Selon les estimations, les 35,7 milliards $ cotisés cette année-là représentaient moins de 5 % du total des droits de cotisation des Canadiens.

Il est vrai que pour de nombreux Canadiens, l'épargne-retraite s'effectue par le biais de régimes à prestation définies ou d'autre types de comptes. Il faut également admettre qu'effectuer une cotisation à un régime de retraite peut représenter un fardeau financier invivable pour certaines personnes. Cela dit, il semble il semble y avoir d'importants déficits dans la planification de retraite.

Pourquoi? Certes, nous pensons à l'avenir, nous nous y projetons et il ne faudrait pas nous étonner un jour que nous dépendions du fruit de nos labeurs. Alors qu'est-ce qui ne colle pas?

Commençons par admettre que les prévisions humaines, et dans ce cas précis nos propres prévisions de retraite confortable, durable, en bonne santé et sans soucis financier, sont généralement imparfaites et faussées par l'optimisme. Notre esprit se satisfait d'entretenir simultanément et de façon contradictoire l'idée d'une retraite confortable et une attitude dilatoire. Ce qui fait barrière entre les deux, c'est est bien entendu le temps. Le problème, c'est que cette barrière ne cesse de reculer.

À la fin des années 90, les économistes et théoriciens du comportement Richard Thaler et Shlomo Benartzi ont lancé une approche visant à augmenter les cotisations de retraite parmi les employés participant aux programme à cotisations définies aux États-Unis. Ils ont intitulé leur programme Save More Tomorrow (Épargnez plus demain) et s'en sont remis à leurs connaissances sur la façon dont les gens agissent en réalité afin de faciliter la tâche de cotiser davantage pour leur retraite. Ils reconnaissaient que, quelles que soient leurs bonnes intentions, les gens manquent de maîtrise d'eux-mêmes ou de volonté et repoussent constamment le passage à l'acte. L'explication théorique en est que les gens ont des préférences qui ne sont pas constantes dans le temps et qu'ils préfèrent de beaucoup la consommation présente à la consommation future. Le tendance à la procrastination crée une inertie et explique notre préférence généralisée pour le statu quo.

Le concept « Épargnez plus demain » de MM. Thaler et Bernartzi a transformé ces tendances vouées à l'échec en points positifs en mettant en place un programme par lequel les employés pouvaient consacrer leurs augmentations de salaires prévues prochainement à des augmentations de leurs cotisations à la retraite, et aussi choisir d'appliquer automatiquement toute autre augmentation de salaire éventuelle à une augmentation de leur épargne. La subtilité de cette solution réside dans l'engagement préalable d'une augmentation de salaire prévue pour bientôt. Ils savaient qu'il serait plus facile d'obtenir l'engagement des employés à économiser une hausse de salaire de 2 % qui ne s'était pas encore produite (mais qui arriverait prochainement) que d'économiser ces 2 % de salaire supplémentaire une fois intégrés à leur salaire. De plus, cet engagement préalable entre également en action au moment de l'affectation des augmentations de salaire futures, puis laisse la place à l'inertie, qui devient cette fois vertueuse, et il y a toutes les chances que les cotisations des employés augmentent indéfiniment, sans que ceux-ci en modifient jamais le mécanisme.

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