Finances personnelles: comment respecter vos bonnes résolutions

Publié le 31/12/2014 à 06:00, mis à jour le 06/01/2015 à 16:31

Finances personnelles: comment respecter vos bonnes résolutions

Publié le 31/12/2014 à 06:00, mis à jour le 06/01/2015 à 16:31

Par Stéphane Rolland

Photo: Shutterstock

Les folles dépenses, c’est terminé en 2015, vous annonce votre enthousiaste beau-frère autour de la traditionnelle dinde de Noël. À cet instant, ça vous démange de dire à cette incorrigible cigale, qui a marié votre fourmi de sœur, qu’il va échouer comme tous ceux qui prennent des résolutions. Faites-lui plutôt suivre ce texte de Les Affaires qui donne quelques trucs pour réussir à tenir ses résolutions financières (et qui sait, peut-être les vôtres).

Rien de plus normal que de jeter la serviette sur ses résolutions de nouvelles années, assure Richard Koestner, professeur de psychologie à l’Université McGill. Ne vous découragez pas, la première ne doit pas obligatoirement être la bonne. «Habituellement, il faut échouer six ou sept fois avant de changer une habitude », constate le spécialiste de la motivation qui prendra deux résolutions cette année : apprendre le français et s’inscrire à Facebook afin d’échanger plus souvent avec les membres de sa famille à l’étranger.

«Dans une recherche publiée dernièrement, on constate que 40% des gens ont échoué à tenir leur résolution après un mois, ajoute-t-il. Ce taux augmente à 60% après trois mois. Il passe à 90% après un an. Échouer, c’est la norme. »

Votre beau-frère ne sera pas le seul à se promettre de remettre de l’ordre dans ses finances. À la fin de l’année 2013, les finances personnelles occupaient le deuxième rang des résolutions pour l’année 2014, derrière la mise en forme, selon un sondage de la Banque de Montréal. Des 80% qui prenaient une résolution, 36% en émettaient une liée à leur situation financière.

Tandis que l’endettement des ménages canadiens a franchi sans cesse de nouveaux records historiques, parions que cet objectif ne disparaîtra pas de nos écrans radars. Voici quelques petits trucs pour éviter que vous gonfliez les statistiques de l’échec.

1. Entretenir une motivation profonde

Pour maximiser vos chances de réussite, votre objectif doit être significatif pour vous. Autrement dit, il doit être en accord avec vos valeurs et votre personnalité. Par exemple, le souhait de partir du bon pied financièrement pour fonder sa famille, l’envie de faire du bénévolat à la retraite ou l’envie de mener une vie libérer des soucis financiers qui nous pourrissent votre quotidien sont tous de bonnes raisons susceptibles d’entretenir le feu sacré de l’épargne.

À l’inverse, la motivation ne doit pas être alimentée par l’œil réprobateur de votre conseiller ou de vos proches qui désespèrent de voir l’argent vous brûler les doigts. «La peur de décevoir n’est pas une bonne source de motivation, prévient M. Koestner. Elle s’apparente davantage à se faire contrôler qu’à prendre des décisions. Cela conduit presque assurément à l’échec. »

2. Dresser un bon plan

Les souhaits lancés en l’air ont peu de chance de donner des résultats. Pour toute résolution, il faut avoir planifié le «où, quand, comment », explique M. Koestner.

Même s’il est détaillé, votre plan doit être réaliste. Angela Lermieri, planificatrice financière au Mouvement Desjardins, croit que l’une des clés du succès repose sur un plan qui est réalisable. Si l’argent vous brûle les doigts, vous ne remplirez pas tout votre espace REER du jour au lendemain. «Si vos objectifs sont trop ambitieux, vous risquez d’abandonner en cours de route», prévient la planificatrice, qui veut réserver du temps à son agenda pour certaines activités personnelles en 2015.

«Même si vous n’épargnez qu’un petit montant supplémentaire au départ, il ne faut pas baisser les bras, ajoute Mme Lermieri. Cette petite somme fait une différence à long terme.»

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