Taux d'intérêt: le point sur votre hypothèque et vos CPG

Offert par Les Affaires


Édition du 31 Janvier 2015

Taux d'intérêt: le point sur votre hypothèque et vos CPG

Offert par Les Affaires


Édition du 31 Janvier 2015

Par Stéphane Rolland

[Photo: iStock]

Bien des particuliers ont placé leurs billes en fonction d'une éventuelle remontée des taux d'intérêt. En prenant le chemin contraire, la Banque du Canada vient-elle changer les règles du jeu pour les épargnants et les emprunteurs ? Les Affaires a interrogé des experts sur deux sujets : les hypothèques à taux variables et l'épargne à court terme.

La Banque du Canada a créé la surprise récemment en abaissant son taux directeur de 1 % à 0,75 %. Maintenant, une autre diminution des taux est envisageable. «Nous croyons que la Banque du Canada pourrait diminuer son taux une fois de plus à 0,5 % lors de sa prochaine réunion, le 4 mars prochain», dit Mathieu D'Anjou, économiste principal chez Desjardins.

La Banque TD est également d'avis que la Banque du Canada réduira son taux de 0,25 % au cours des prochains mois.

Ce retour à la détente monétaire ne veut pas dire que tout ce qui a été dit sur l'impact d'une augmentation des taux est erroné. «Le creux historique pour le taux directeur de la Banque du Canada est de 0,25 %, rappelle M. D'Anjou. On ne peut pas aller beaucoup plus bas que le taux que nous avons actuellement.»

Dans un contexte de taux historiquement bas, de nombreux propriétaires ont choisi un taux hypothécaire fixe afin de se protéger des contrecoups du prochain resserrement de la politique monétaire. «L'écart entre les taux variables et les taux fixes n'est pas si grand, ce qui renforce l'attrait du taux fixe auprès des clients», constate Sylvie Rousson, courtière hypothécaire chez Multi-Prêts. «En moyenne, on peut trouver un taux fixe de 2,79 % pour un terme fixe de cinq ans, par rapport à 2,3 % pour un taux variable de même durée. On a déjà vu des écarts plus grands.»

Gaétan Veillette, planificateur financier du Groupe Investors, s'inscrit en porte-à-faux en ce qui concerne la popularité des taux fixes. Si les épargnants valorisent la protection contre une hausse des taux, ils oublient de considérer le «risque de déménagement». «Les couples s'unissent et se séparent, les gens changent d'emplois ou veulent une maison plus grande, énumère-t-il. Même si on emménage avec l'intention de conserver la même adresse longtemps, on sous-évalue souvent la possibilité de déménager avant la fin du terme.»

Or, la pénalité sur les prêts hypothécaires variables est de trois mois d'intérêt sur un taux déjà bas. Un montant qui sera souvent moindre que la pénalité demandée pour les termes fixes, ajoute-t-il.

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