Revenu fixe: diversifiez à l'étranger, mais pas à n'importe quel prix

Publié le 21/08/2014 à 11:31

Revenu fixe: diversifiez à l'étranger, mais pas à n'importe quel prix

Publié le 21/08/2014 à 11:31

Photo; Shutterstock

Bien que le Canada ne représente que 2,7% du marché obligataire mondial, les investisseurs canadiens consacrent 75% de leurs placements en revenu fixe aux fonds d'obligations canadiennes, selon un récent rapport publié par Placements NEI.

«En revanche, en ce qui concerne leurs placements dans les fonds communs d'actions, la répartition géographique entre le Canada et le reste du monde est à peu près 50-50, peut-on lire dans le rapport. Le Canada ne représentant qu'une petite partie du marché mondial, soit 4 %.»

Placements NEI prévient les investisseurs que bien que les obligations canadiennes aient inscrit de bons rendements dans le passé, ce ne sera pas nécessairement le cas dans le futur. «Les taux sont à des creux historiques et, à mesure que l'économie canadienne poursuit sa reprise, ils remonteront inévitablement, occasionnant ainsi une pression à la baisse sur les cours des obligations.»

Diversifier à l'étranger, mais pas n'importe comment

Les investisseurs canadiens devraient diversifier leur portefeuille de titres à revenu fixe et augmenter leur exposition aux obligations étrangères. Placements NEI suggère cependant d'opter pour une stratégie d'investissement active en revenu fixe au lieu de privilégier l'investissement de type passif.

Selon cette firme, les indices obligataires sont habituellement établis à partir de pondérations basées sur les valeurs marchandes, soit celles des titres de créance en circulation, en suivant le même modèle que les indices boursiers en fonction des capitalisations boursières.

«En ce qui concerne les actions, on peut toujours avancer qu'une exposition accrue aux grandes sociétés est acceptable ou même justifiée, puisque celles-ci sont habituellement perçues comme plus sécuritaires», peut-on lire dans le rapport.

Or, la façon dont les indices de référence obligataire sont conçus mettraient à risque l'investisseur puisqu'elle l'exposerait davantage aux États qui utilisent plus que les autres l'endettement pour se financer.

En investissant de façon passive vers les émetteurs dans un indice, «on risque ainsi de répartir la plus grande partie de son actif vers les émetteurs les plus endettés, c'est-à-dire ceux qui représentent rarement les meilleurs opportunités, ou les plus sécuritaires », écrit Placements NEI.

 

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