Que faire avec un boni de fin d'année?

Publié le 14/12/2018 à 10:26

Que faire avec un boni de fin d'année?

Publié le 14/12/2018 à 10:26

Par Institut québécois de planification financière

L’année tire à sa fin et certains d’entre vous recevront un boni de fin d’année. Vous pourriez être tenté d’utiliser ce surplus de liquidités pour faire vos emplettes des fêtes, mais pourquoi ne pas en profiter pour améliorer vos finances personnelles?


Voici quelques lignes directrices pour trouver le meilleur moyen d’optimiser votre patrimoine financier, une fois que vous avez fait vos paiements obligatoires (cartes de crédit, hypothèque, remboursement minimum au Régime d’accession à la propriété, par exemple). Nous y allons en ordre de priorité, mais évidemment, cet ordre peut toujours varier selon les circonstances propres à chacun.


1. Cotiser au CELI pour se constituer un fonds d’urgence


En situation de surplus budgétaire, se créer un fonds d’urgence est le premier élément à prioriser afin de vous protéger en cas d’imprévus, comme la perte de votre emploi ou un congé de maladie prolongé. On recommande généralement de maintenir un fonds d’urgence vous permettant de subvenir à vos besoins pendant environ trois mois. La plupart du temps, le CELI constitue un bon véhicule pour le fonds d’urgence puisqu’on peut en retirer des sommes sans devoir payer d’impôt.


2. Maximiser les cotisations au REEE admissibles aux subventions gouvernementales


Si vous avez des enfants, le régime enregistré d’épargne-études (REEE) est l’une des meilleures façons d’investir pour leurs études, parce qu’il permet de faire fructifier votre argent à l’abri de l’impôt, mais surtout à cause des subventions gouvernementales qui l’accompagnent. Avec votre boni, cotisez au REEE le montant admissible aux subventions. Si un enfant désigné comme bénéficiaire ne poursuit pas d’études postsecondaires, il sera possible de transférer le rendement généré dans le REEE à un REER.


3. Rembourser vos dettes ou cotiser dans un REER ou un CELI


Si le rendement attendu du REER ou du CELI est plus important que le taux d’emprunt de vos dettes, vous devriez privilégier les cotisations au REER ou au CELI. Dans le cas contraire, remboursez d’abord vos dettes.


Pour choisir entre le REER ou le CELI, attardez-vous principalement à votre taux effectif marginal d’imposition (TEMI). En règle générale, si votre taux est plus important au moment de la cotisation que lors du retrait (donc à la retraite), privilégiez le REER. Dans le cas contraire, le CELI est recommandé.


4. Appliquer l’option non retenue au point précédent


Une fois que vous avez utilisé tous vos droits de cotisation REER et CELI, il ne vous reste qu’à rembourser vos dettes. Dans le cas où vous avez commencé par le remboursement de vos dettes, investissez maintenant dans vos REER et CELI.


5. Maximiser le REEE


S’il vous reste encore un surplus, les cotisations au REEE ne donnant pas droit à des subventions pourraient être comblées. Vous profiterez de l’abri fiscal que procure le REEE ainsi que du fractionnement du revenu.


6. Rembourser le RAP au-delà du minimum requis


Vous avez comblé tous vos droits de cotisation au REER, au CELI et au REEE? Vous pourriez envisager de rembourser votre RAP au-delà du minimum requis. Vous profitez ainsi de l’abri fiscal que procure le REER.


7. Investir dans des placements non enregistrés


Rendu ici, si vous disposez toujours d’un excédent, votre santé financière est fort probablement excellente! Songez à investir dans des placements non enregistrés.


Ce ne sont ici que des conseils généraux, il n’y a pas de recette toute faite. Le mieux sera toujours de consulter un planificateur financier pour s’assurer de prendre les meilleures décisions!


David Truong, CIWM, Pl. Fin., M. Fisc.


 

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