Placement : cinq obligations qui ont du potentiel

Publié le 16/07/2010 à 17:30

Placement : cinq obligations qui ont du potentiel

Publié le 16/07/2010 à 17:30

La baisse du taux de chômage est de bon augure pour le secteur canadien du commerce de détail . Photo : Bloomberg

Les obligations de sociétés offrent un bon compromis aux investisseurs qui veulent obtenir des revenus d'intérêt plus élevés que les obligations gouvernementales sans s'exposer au niveau de risque des actions boursières.


Voici cinq titres canadiens suggérés par trois experts qui vous permettront d'obtenir des rendements qui dépassent 4 %, dans un contexte où les obligations à long terme du Canada rapportent au plus 3,76 %. (Les données qui suivent le nom de chacune des sociétés émettrices font référence aux caractéristiques de l'obligation : coupon, échéance et notation par les agences de crédit).


1 Canadian Tire > 5,65 %, 1er juin 2016, S&P (AAA), DBRS (A1)


La baisse du taux de chômage est de bon augure pour le secteur canadien du commerce de détail et pour ses chefs de file, comme Canadian Tire. " Ce détaillant a traversé plusieurs crises économiques et a su s'adapter aux nouvelles tendances ", explique Gérald Gagnon, vice-président adjoint, revenu fixe, chez Optimum gestion de placements.


M. Gagnon apprécie la gestion financière rigoureuse de l'entreprise. " C'est pour cela que la cote de crédit est élevée et stable ", dit-il. Il recommande le terme de six ans, qui procure un rendement annuel à échéance de 4,20 %.


2 Banque de Montréal > 5,10 %, 21 avril 2016, Moody's (AA) et S&P (A)


Dans le secteur bancaire, M. Gagnon suggère les obligations de la Banque de Montréal, qui sont encore un peu ébranlées par la crise du crédit. " L'institution s'est cependant ressaisie et gère mieux ses risques, dit-il. Ses titres obligataires sont légèrement sous-évalués par rapport à ceux de ses pairs, de sorte que l'épargnant devrait bénéficier du redressement de l'entreprise. "


M. Gagnon suggère le terme de six ans, qui permet d'obtenir un rendement annuel à échéance de 4,28 %, tout en protégeant le détenteur d'une hausse possible des taux d'intérêt.


3 Enbridge > 7,22 %, 24 juillet 2030, S&P (A-) et DBRS (A1)


La gestion prudente d'Enbridge, un leader nord-américain du secteur des oléoducs et des gazoducs, en fait un titre de choix aux yeux de Harold Scheer, associé chez Baker Gilmore.


" J'apprécie le fait que ses contrats la protègent des fluctuations de volume et de prix, ajoute-t-il. De plus, à la suite d'investissements dans des infrastructures d'oléoducs, Enbridge a vu ses flux monétaires augmenter de façon importante, et je prévois que sa cote de crédit sera relevée au cours des prochaines années. " M. Scheer recommande un terme de 20 ans, à conserver jusqu'à échéance, pour toucher un rendement annuel de 5,5 %.


4 Aéroport de Toronto > 5,63 %, 7 juin 2040, Moody's (A2)


Aéroport de Toronto est un monopole provincial qui a la liberté de fixer les frais aux transporteurs et aux usagers. " Ses frais élevés ont d'ailleurs fait l'objet de critiques dans le passé ", dit Jean-Pierre D'Agnillo, vice-président, titres à revenu fixe, chez Investissements Standard Life.


Aéroport de Toronto a dû exiger des frais élevés afin de financer un important programme d'infrastructure, qui tire maintenant à sa fin. " L'entreprise réduira donc ses émissions obligataires, et par ricochet, sa dette ", précise le gestionnaire. M. D'Agnillo recommande le terme de 30 ans, pourvu que l'on conserve les titres jusqu'à échéance. " Le marché obligataire accorde une prime au rendement pour un terme plus long, ce qui permet d'obtenir du 5,4 %. "


5 407 International > 4,99 %, 16 juin 2020, Moody's (A) et DBRS (A)


L'autoroute 407 a été construite à la fin des années 1990 dans la région de Toronto afin de soulager l'autoroute 401, régulièrement congestionnée. Le principal actionnaire, 407 International, est détenu par un consortium qui regroupe SNC-Lavalin, Cintra Infraestructuras et Intoll. " Le concessionnaire est libre d'établir le montant des péages, souligne M. D'Agnillo. Le gouvernement de l'Ontario a déjà tenté d'intervenir à ce sujet, mais les tribunaux ont donné raison à l'entreprise. "


M. D'Agnillo suggère l'obligation de 10 ans, qu'il faut conserver à long terme pour obtenir un rendement annuel à échéance de 4,67 %.




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