Pas besoin d'être millionnaire pour investir dans l'art

Offert par Les affaires plus

Publié le 14/04/2018 à 06:16

Pas besoin d'être millionnaire pour investir dans l'art

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Le collectionneur Paul Maréchal. [Photo: Jérôme Lavallée]

C'est ce qu' affirment tous les spécialistes: on peut faire l’acquisition d’une pièce d’un artiste émergent avec aussi peu que 500 dollars, voire moins. Cependant, plus votre budget est limité, plus vous devrez fournir temps et efforts pour faire un choix éclairé.

D’abord, lire, connaître les bases de l’histoire de l’art, consulter les revues spécialisées. Surtout, courir musées, galeries, foires, centres d’artistes et autres lieux de diffusion, comme les Maisons de la culture, à Montréal. « À la longue, on pourra déceler ce qui est vraiment original et se distingue », dit ­François ­Rochon.

Un travail ardu et assidu, ajoute ­Paul ­Maréchal. « ­Il faut faire un effort pour comprendre les codes du marché de l’art. C’est peut-être pour cela qu’il plaît tant aux entrepreneurs : l’apprivoiser demande non seulement de la curiosité, mais aussi de l’instinct. »

Tout le défi consiste à repérer les artistes ­sous-évalués dans l’offre actuelle, et dont la production est susceptible de prendre de la valeur, selon le spécialiste de ­Warhol. Justement, qu’­est-ce qui détermine la valeur d’un artiste ? « ­Il faut regarder plusieurs critères ou indices qui viennent influencer sa notoriété, répond Nikolaos ­Karathanasis : son ­CV, les lieux où il a exposé, les collections dans lesquelles les œuvres figurent. Si son travail est endossé par des experts, comme une institution muséale ou une collection d’entreprise, il sera plus susceptible de prendre de la valeur. »

Pour un artiste de la relève comptant moins de 10 ans de carrière, c’est évidemment plus complexe d’évaluer l’influence qu’il aura sur sa génération ou sur les suivantes. « ­Comparer est difficile, car chacun a sa propre démarche, ­poursuit-il. C’est hyper-subjectif. Je conseille d’y aller avec vos préférences. » Enfin, ­fixez-vous un budget précis et ­tenez-vous-y, conseille Nikolaos Karathanasis.

Même s’il croit toujours possible d’accéder au marché de l’art contemporain avec un petit budget – à condition d’y investir du temps –, Paul Maréchal remarque une augmentation du nombre de collectionneurs… et de leurs moyens. « L’art contemporain était moins cher il y a 10 ou 15 ans, alors qu’aujourd’hui, les œuvres d’artistes québécois en milieu de carrière se vendent entre 30 000 dollars et 200 000 dollars. On parle d’une hypothèque, là ! Ça ne donne pas beaucoup de marge de manœuvre aux collectionneurs débutants qui ont moins de moyens, mais qui voudraient quand même investir. »

D’autant que l’art n’échappe pas aux effets de mode, affirment les experts. Par exemple, il y a une quinzaine d’années, la production de peintres tels ­Jacques ­Hurtubise, ­Rita ­Letendre ou Jean ­McEwen était ­sous-estimée, illustre le chargé de cours et collectionneur. « ­En revanche, vers la fin des années 2000, des galeries ont présenté leurs œuvres et, tout à coup, l’intérêt s’est manifesté. »

Enfin, quelle serait l’erreur classique du collectionneur débutant ? ­Acheter trop rapidement, selon ­François ­Rochon. « Acquérir une œuvre peut parfois prendre six mois ou un an. Avant de déterminer qu’elle se distinguera, il faut comparer avec le travail que l’artiste a fait avant ou avec d’autres qui présentent une production similaire. Dans l’art contemporain, on compose avec le nouveau. On n’a pas de repères, ça peut être déstabilisant. »

Extrait de Les règles de l'art

 


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