Offrir l'assurance vie en cadeau à un enfant

Publié le 09/11/2011 à 10:37, mis à jour le 09/11/2011 à 10:42

Offrir l'assurance vie en cadeau à un enfant

Publié le 09/11/2011 à 10:37, mis à jour le 09/11/2011 à 10:42

Par Guillaume Poulin-Goyer

[Photo : DR.]

Les parents soucieux de préserver « l'assurabilité » de leur enfant et qui veulent, du même coup, prévoir un coussin pour payer ses frais funéraires si leur enfant rendait l'âme peuvent avoir avantage à souscrire à une assurance vie pour leur enfant. À condition, d'être d'abord convenablement assurés.

Avant de commencer à parler d'assurance pour un enfant, le conseiller doit d'abord avoir couvert plusieurs autres besoins de sa famille. « On regarde avant tout l'impact si le gagne-pain de cette famille disparaît à cause d'une maladie, d'un accident d'une invalidité ou un décès prématuré. Puis, on regarde s'il y a un conjoint à assurer et s'il y a une hypothèque à couvrir avec de l'assurance temporaire. Après, on parle un peu du régime enregistré d'épargne-retraite, pour profiter de la fiscalité. Rendu aux enfants, on peut regarder le régime enregistré d'épargne-études, qui offre du financement du gouvernement, avant de commencer à regarder l'assurance des enfants », estime Kaddis Sidaros, assureur vie agréé et planificateur financier.

Pour assurer la vie d'un enfant, le conseiller peut offrir différents produits, selon le profil du client. « Quand le client est discipliné et qu'il peut toujours payer un supplément, une police universelle est intéressante. Il peut y avoir un élément d'investissement. Quand le client n'est pas très discipliné, la police vie entière est intéressante. Il n'y a pas de fluctuation en fonction des marchés. Tout est garanti : le montant assuré, la prime et la période de paiement des primes », indique Kaddis Sidaros.

L'avenant qui fait l'unanimité chez les conseillers interrogés est sans aucun doute celui de la « garantie d'assurabilité ». « Par exemple, si j'assure mon enfant pour 100 000 $ et que je prends l'avenant de la garantie d'assurabilité, entre l'âge de 21 ans et 49 ans, la compagnie d'assurance va envoyer un avis tous les trois ans disant que, pour tant de dollars de plus par année, votre enfant peut augmenter l'assurance vie de 50 000 $ sans preuve de bonne santé », illustre Hervé Webanck, conseiller en sécurité financière et vice-président, ventes et développement des affaires chez Assurance Banque Nationale.

Les trois conseillers recommandent également l'avenant de l'exonération des primes en cas de décès ou d'invalidité de celui qui paye la police. « Quand les gens tombent invalides, même s'ils ont une bonne assurance salaire, ils n'ont jamais 100 % de leur salaire. Malheureusement, les gens ont tendance à annuler leur police quand financièrement ça ne va pas, même si ce n'est peut-être pas la meilleure chose à faire », observe Hervé Webanck.

L'avenant selon lequel le client paye l'entièreté des primes en 10, 15 ou 20 paiements peut également être avantageux. Au bout de 10, 15 ou 20 ans, la police sera totalement payée. Le parent pourra ainsi transférer la propriété de la police à son enfant, lorsqu'il aura 21 ans par exemple, afin de lui offrir en cadeau. « Pour les assurances vie à 10 paiements, la prime est élevée. On peut alors défoncer le budget des parents. Comme on ne veut pas réduire l'assurance vie des parents, on va augmenter le nombre de paiements pour l'assurance de l'enfant », admet Hervé Webanck.

Même s'il est préférable d'assurer un enfant lorsqu'il est en santé, l'âge idéal n'est pas nécessairement le même pour tous. « Dans bien des cas, je dis à la naissance. C'est toujours bon de le faire dès le départ. La santé, on l'a un jour et le lendemain, on peut la perdre », dit Yves Charbonneau, planificateur financier et conseiller en sécurité financière chez Conseils financiers Yvanjay, un distributeur autorisé par l'Industrielle Alliance.

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