Moins risqués, les marchés émergents

Publié le 03/10/2011 à 11:42

Moins risqués, les marchés émergents

Publié le 03/10/2011 à 11:42

La plupart des portefeuilles des clients sous-pondèrent les pays émergents. Or, les économies de ces derniers sont parmi les plus dynamiques au monde et le demeureront en raison de leur faible endettement, du fait qu'elles sont pourvues en ressources naturelles et qu'elles composeront avec des tendances démographiques favorables. C'est pourquoi une révision du portefeuille de plusieurs clients s'impose, propose Burton Malkiel, professeur émérite d'économie à l'Université Princeton, dans le Financial Times.

Ainsi, selon l'enseignant, les titres des marchés émergents offrent de meilleures occasions de rendement à un risque moindre que les marchés développés. D'abord, la dette publique de ces pays représente en moyenne moins du tiers de leur PIB. Ce ratio devrait même continuer à diminuer pour atteindre 25 % d'ici 2015.

En comparaison, les pays du G20, qui affichaient un ratio dette/PIB de plus de 100 % en 2010, devraient voir cette proportion augmenter à 125 % d'ici 2015, selon le Fonds monétaire international. C'est sans compter les dettes des organismes parapublics, des municipalités et des passifs des programmes sociaux. Or, historiquement, un endettement élevé dans un pays développé est synonyme de faible croissance économique et de faible productivité. Cela limite également le pouvoir d'intervention des États advenant d'autres chocs économiques.

Les tendances démographiques des prochaines années favoriseront également les pays émergents, note Burton Malkiel, dans le Financial Times. Alors que la proportion de retraités augmentera dans les pays développés, ce qui accroîtra la pression sur la population dans la force de l'âge, les pays en voie de développement connaîtront généralement une diminution du nombre de retraités.

Le professeur estime enfin que l'ère des ressources naturelles à bas prix est révolue. Il est fort probable que les prix des commodités ajustés à l'inflation continueront d'augmenter dans l'avenir. Cette situation confère un avantage aux pays détenteurs de ressources naturelles en abondance, comme les pays émergents. Les investisseurs devraient avoir en tête ces tendances afin de bâtir leur portefeuille dans les prochaines années, conclut-il.

Avec le Financial Times

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