Le secret d'un REER bien garni


Édition de Février 2014

Le secret d'un REER bien garni


Édition de Février 2014

C'est février ! Alors que certains épargnants se demandent dans quels produits investir, beaucoup doutent d'être en mesure de cotiser au REER. Voici comment vous assurer des surplus pour garnir votre REER.

Les statistiques sur l'épargne et sur l'endettement sont éloquentes. À 2,7 % du revenu disponible, le taux d'épargne des Québécois est près de deux fois plus bas que celui des Canadiens. Le taux d'endettement, lui, atteint 163 % du revenu après impôt, un record historique. Dans ce contexte, il n'est pas étonnant que des ménages peinent de plus en plus à trouver la marge de manoeuvre nécessaire pour épargner pour leur retraite.

«Il est plus difficile aujourd'hui de joindre les deux bouts, soutient François Morency, président d'Aviso. Bien que le taux d'inflation soit bas, les rendements de l'épargne sont faibles, alors que les prix des aliments, du logement et de l'essence, trois dépenses importantes des ménages, sont élevés.» C'est sans compter la fiscalité de plus en plus vorace, avec la nouvelle taxe sur l'alcool, la montée des taxes foncières et la hausse des frais d'immatriculation et des tarifs d'électricité.

«En même temps, note le planificateur financier, les emplois sont de plus en plus à contrat, de plus en plus à court terme... Et tout ça se produit alors que la société valorise de moins en moins l'épargne...» Et plus la consommation.

«Dans ce contexte, le problème, c'est la maîtrise des coûts, ajoute Yvon Rudolphe, président de Rudolf Patrimoine Conseil.

Si vous ne savez pas budgéter, comme le revenu n'est pas élastique et que les dépenses le sont, vous tomberez dans le rouge.» L'enjeu est donc de maîtriser votre niveau de vie, aussi bien dans la vingtaine, la trentaine, la quarantaine que la cinquantaine. Et voici les outils pour le faire.

Les objectifs

Aimeriez-vous que le travail devienne optionnel ? La plupart d'entre vous répondront : «Oui, et le plus rapidement possible». Vous venez donc d'avouer que l'épargne-retraite est un de vos objectifs. Naturellement, elle n'est pas unique. Les objectifs sont toujours nombreux et peuvent être aussi importants que «avoir un enfant», «rembourser les dettes», «acheter une maison» et aussi simples que «changer la télé» et «s'abonner au gym».

Quels que soient vos objectifs, il est important d'y réfléchir pour les définir. Cela vous aidera à être plus heureux, car vous arrêterez de dépenser pour des choses qui ne comptent pas vraiment pour vous.

Ce faisant, tentez d'anticiper le plus possible vos besoins futurs. «Si vous venez juste d'acheter des meubles, dit Yvon Rudolphe, vous savez que vous allez les remplacer dans une vingtaine d'années. Combien devez-vous mettre de côté pour faire cet achat ?» Généralement, les gens n'y pensent pas et empruntent, alors qu'il serait plus économique d'épargner en conséquence.

Les choix

Les mauvais choix sont à la base des problèmes financiers. Il est donc important d'adopter un processus qui vous permettra de faire des choix plus éclairés. La première chose à faire est d'établir, parmi les objectifs que vous vous êtes fixés, ceux qui sont les plus importants à vos yeux. Vous pouvez tenir à tout, mais vous ne pouvez pas tenir davantage à tout. Certains objectifs sont nécessairement plus prioritaires, et vous devez les cerner. Vous pourrez ensuite vous concentrer sur leur réalisation.

Deuxièmement, si vos objectifs dépassent vos moyens, voyez si vous ne pouvez pas reporter certaines choses moins pressantes. Par exemple, plutôt que de changer de voiture l'an prochain, vous pourriez le faire dans trois ans. «Plus vous avez du temps, plus la probabilité que vous réussissiez est forte, quel que soit l'objectif, note François Morency. Le temps permet même de réaliser des objectifs qui, à court terme, semblent irréalistes.» À preuve, en épargnant un dollar par jour, vous pouvez devenir millionnaire en 100 ans, avec un rendement de 5 %.

Troisièmement, étirez vos dollars en freinant vos désirs. Par exemple, au lieu de dépenser 20 000 dollars pour une voiture de l'année, vous pourriez en acheter une d'occasion à 3 000 dollars. Une tranche de 10 000 dollars pourrait alors vous servir de mise de fonds pour une copropriété. Et 5 000 dollars paieraient les frais connexes et l'aménagement. Ainsi, 2 000 dollars seraient épargnés pour la retraite.

«Tenez compte du coût effectif de ces projets, prévient Yvon Rudolphe. Une voiture entraînera des dépenses d'entretien et d'essence.» Une maison, quant à elle, implique normalement de dépenser des milliers de dollars en rénovations et en aménagements au cours des cinq premières années.

L'endettement

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