L'augmentation du coût de la vie inquiète les Québécois

Publié le 16/12/2021 à 15:48

L'augmentation du coût de la vie inquiète les Québécois

Publié le 16/12/2021 à 15:48

Par Charles Poulin
Le mot inflation devant des journaux.

L’augmentation du coût de la vie apparaît en tête de liste (50%) des inquiétudes des Québécois, selon le sondage. (Photo: 123RF)

Les principaux facteurs qui génèrent un stress financier chez les Québécois sont l’augmentation du coût de la vie et la santé physique, révèle un sondage effectué pour la Banque Scotia.

Les résultats de ce sondage sur les préoccupations financières révèlent que si les causes des préoccupations financières sont multiples chez les Québécois, l’augmentation du coût de la vie apparaît en tête de liste (50%), suivie de près par leur état de santé physique (46%) et celui des membres de leur famille (44%). Le sondage indique également qu’ils sont particulièrement soucieux de la croissance et de la protection de leurs investissements dans le climat économique actuel (19 %).

« La situation économique réelle, c’est que la COVID-19 a pesé sur le bouton pause et que ça a fait mal à tout le monde », indique Boyan Ivanov, planificateur financier et représentant de courtier en épargne collective à la Banque Scotia.

Les Québécois sont aussi prompts à réagir face à ces craintes, puisque 42 % d’entre eux ont fait appel à un conseiller financier au cours des 12 derniers mois.

 

Peu d’inquiétudes face aux finances

Les Québécois passent en moyenne sept heures par semaine à s’inquiéter de leurs finances. Il s’agit là d’un nombre d’heures inférieur à celui de toutes les autres provinces sondées. Les Québécois s’inquiètent en moyenne sept heures par semaine, ce qui est considérablement moins que la Saskatchewan et le Manitoba (13 heures), la Colombie-Britannique et l’Alberta (12 heures) et légèrement moins que l’Ontario (neuf heures).

 

La moyenne canadienne est de dix heures par semaine.

« Il y a là un facteur de confiance, explique Boyan Ivanov. Le Québec s’est mieux présenté que les autres provinces d’un point de vue économique et de PIB pendant la crise. Si des opportunités économiques se présentent plus facilement à eux, ça a un certain impact sur le nombre d’heures que les Québécois passent à s’inquiéter sur leur situation financière. »

Il ajoute que le taux d’approbation envers les mesures sanitaires mises de l’avant par le gouvernement québécois, plus grande que celle des résidents des autres provinces envers leur propre gouvernement, peut aussi eu un impact positif sur la confiance que peuvent avoir les gens face à leurs finances, et donc diminuer leurs inquiétudes.

Le sondage en ligne a été mené les 12 et 13 octobre 2021 auprès de 1521 adultes canadiens sélectionnés au hasard par Maru/Blue pour le compte de la Banque Scotia, par l'entremise de La Voix Maru Canada. Les données ont été pondérées par niveau d'études, âge, sexe et région (et au Québec, par langue) afin d'être représentatives de la population selon les données de recensement. Les écarts dans les totaux ou entre les totaux s'expliquent par l'arrondissement des chiffres.

 

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