Drôle, l'argent ?


Édition de Novembre 2014

Drôle, l'argent ?


Édition de Novembre 2014

Par Claudine Hébert

L'humoriste Jean-François Mercier

L'humoriste Jean-François Mercier, actuellement en tournée dans la province, maîtrise l'art de faire rire les gens - et de les faire réagir. Qu'en est-il de l'art d'investir ?

Vous détenez une formation en actuariat, n'est-ce pas ?

J'étais bon en mathématiques et je voulais faire un métier payant, mon orienteur m'a suggéré l'actuariat. Mais pendant le bac, j'ai constaté que je n'aimais pas vraiment ça. J'ai terminé quand même, par manque de courage. Une fois mon diplôme en main, j'ai compris que les perspectives d'emploi promises par l'orienteur avaient largement été exagérées. Je me rappelle d'un concours pour pourvoir deux postes au gouvernement. On devait être au moins 500 à postuler... La carrière d'auteur humoristique s'est avérée beaucoup plus attirante... Quoique le fait d'écrire 12 heures par jour dans mon bureau, ce n'est pas toujours très excitant.

Dans quoi dépensez-vous le plus ?

Étant célibataire, je vais régulièrement au restaurant. Au moins quatre fois par semaine. Italien, mexicain, sushi, je mange de tout. Et puisque j'aime avoir de la bonne compagnie, j'assume souvent les deux factures.

Quelle est la dépense que vous regrettez ?

L'achat d'une copropriété dans le secteur du Plateau Mont-Royal l'an dernier. Je magasinais un pied-à-terre en ville. J'ai vite constaté que les normes de l'immobilier ne sont pas les mêmes dans ce quartier qu'en banlieue. Bonté divine, les vendeurs sont là à nous vanter des appartements qui ont soi-disant été bien entretenus au fil des ans. La plupart du temps, ça a été rabouté, ça n'a pas de garage, ni même une hotte pour la cuisinière. J'ai acheté quand même. Il s'agissait d'une construction neuve. Mais je l'ai vite regretté. J'ai finalement vendu après six mois. Cette erreur m'a coûté plus de 30 000 dollars. Et encore, j'ai arrêté de compter. Heureusement, j'ai trouvé ce que je voulais dans le quartier du parc Angus.

Votre meilleur truc pour économiser ?

La cote que me prend l'Union des artistes (UDA) sur mes chèques de paie pour contribuer à mon REER. Grâce à ce procédé, je cotise le montant maximum chaque année.

Et la Bourse, ça vous intéresse ?

Chaque année en novembre, j'achète des parts dans certains indices. La part la plus importante de mon portefeuille est constituée de l'indice TSX 60 (XIU), qui représente les 60 sociétés canadiennes les plus importantes à la Bourse de Toronto.

Pourquoi les indices ?

J'obtiens la moyenne de rendement des gestionnaires de portefeuille, et en plus, les frais de gestion sont minimes. À mes yeux, c'est un très bon investissement à fluctuation sans avoir à étudier la Bourse à temps plein. Je gagne du temps. Évidemment, je subis les corrections et les hausses du marché, comme tout le monde.

En tant que personnalité publique, vous devez recevoir des propositions d'investissement ?

Il m'arrive d'en recevoir sur les plateaux de tournage ou quand je suis sur scène. À cause des blagues que je fais sur ma fortune personnelle, les gens ont tendance à la surévaluer et à me proposer des parts dans des projets pour lesquels je n'ai tout simplement pas les reins assez solides. Je préfère laisser ce type d'investissement à d'autres. Pour moi, la meilleure façon d'investir, c'est de me concentrer sur ma véritable passion : l'humour.

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