Dix thématiques inusitées pour votre portefeuille


Édition du 18 Avril 2015

Dix thématiques inusitées pour votre portefeuille


Édition du 18 Avril 2015

[Photo: Shutterstock]

L'industrie des fonds négociés en Bourse continue de se fragmenter et d'offrir de plus en plus de produits spécialisés. L'idée nous est venue de recenser quelques-unes des thématiques inusitées développées au cours des dernières années. En voici une dizaine.

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1. Les promesses de l'énergie propre

Si vous cherchez le moyen d'exposer votre portefeuille aux sociétés productrices d'énergie renouvelable - solaire et éolienne, notamment -, le FNB iShares Global Clean Energy (Nasdaq, ICLN) est une avenue. En plus d'un ratio de frais de gestion raisonnable, à 0,48 %, celui-ci propose une saine diversification à l'international. Attention, cependant ! Près de 19 % du portefeuille est composé d'un seul titre, Hanergy Thin Film Power Group, et 43 % du FNB est exposé à la Chine. Depuis son lancement, en juin 2008, les investisseurs ont vu leur pécule fondre d'environ 21 %. Ils reçoivent actuellement un rendement de distribution annuelle qui avoisine les 3,5 %.

2. Miser sur la restauration

Les investisseurs qui souhaitent s'exposer aux géants de la restauration n'ont pas l'embarras du choix. McDonald's (NY, MCD), jadis considérée comme un refuge tranquille pour les épargnants qui recherchent une combinaison de croissance et de revenu, est désormais dans l'urgence de repenser son concept. Le titre de Chipotle Mexican Grill (NY, CMG) n'est pas à la portée de toutes les bourses à plus de 655 $ US l'unité, celui de Yum ! Brands (NY, YUM) s'échange à plus de 20 fois les bénéfices prévus et celui de Shake Shack (Nasdaq, SHAK), moins connu, n'est offert que depuis le 30 janvier.

L'entreprise Jack in the Box (Nasdaq, JACK) continue, par contre, de bien performer. Dans un rapport publié récemment, l'analyste Robert M. Derrington, de Wunderlich Securities, confirme sa recommandation d'achat sur le titre et une cible rehaussée de 100 à 110 $US, un rendement potentiel de 14 % au cours actuel de 96,35 $ US. Ce titre a surperformé le S&P 500 de 53 % dans la dernière année, ce qui lui confère un momentum haussier.

Deux FNB en particulier permettent de s'exposer à ce dernier et, en fait, seulement cinq FNB présentent Jack in the Box comme l'un de leurs 10 principaux titres. L'investisseur pourrait ainsi se tourner vers le PowerShares Dynamic Food & Beverage (NY, PBJ) ou le PowerShares S&P SmallCap Consumer Discretionary Portfolio (NY, PSCD).

3. L'agriculture et les infrastructures

Même la Caisse de dépôt et placement du Québec envisage d'accorder davantage d'importance aux infrastructures dans sa philosophie d'investissement. Pour l'agriculture, l'investisseur parie plutôt sur l'augmentation des bouches à nourrir et sur la diminution des terres cultivables dans le monde. Le point commun de ces deux créneaux : la nécessité d'un portefeuille diversifié, exposé à plusieurs secteurs, mais sans la volatilité associée aux ressources naturelles. L'iShares Global Infrastructure Index ETF (Tor., CIF) et l'iShares Global Agriculture Index ETF (Tor., COW) sont deux exemples de produits qui permettent de s'exposer aux deux secteurs. Le premier comprend des titres tels que la firme d'ingénierie Stantec (Tor., STN), Kinder Morgan (NY, KMI) et Fluor Corp (NY, FLR), pendant que le second est constitué de firmes comme Monsanto (NY, MON), Archer Daniels Midland (NY, ADM), EI Dupont de Nemours (NY, DD) et Mosaic (NY, MOS). Le ratio des frais de gestion est de 0,71 % dans les deux cas.

4. La popularité des rachats d'actions

Les analystes parlent souvent d'ingénierie financière pour qualifier les rachats d'actions. L'opération consiste, pour une entreprise inscrite en Bourse, à racheter une partie de ses titres en circulation. La société diminue ainsi le nombre d'actions en circulation, ce qui a un impact immédiat sur le bénéfice par action. Les rachats d'actions sont une solution de rechange ou complémentaire au versement d'un dividende, ainsi qu'un excellent moyen de retourner de l'argent aux actionnaires. À défaut de dénicher une occasion d'acquisition à bon prix, et dans l'espoir de déployer le capital important accumulé dans leurs coffres, plusieurs grandes entreprises, par exemple Apple (Nasdaq, AAPL), Microsoft (Nasdaq, MSFT), IBM (NY, IBM) et Procter & Gamble (NY, PG), optent pour des rachats de plusieurs milliards de dollars.

Un bémol s'impose cependant : les rachats sont particulièrement judicieux lorsque l'évaluation boursière est dévalorisée, ce qui n'est pas nécessairement le cas à l'heure de rédiger ces lignes. Si une entreprise rachète ses actions à 10 $ et que le titre tombe par la suite à 8 $, elle a en fait détruit de la valeur.

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