Comment avoir mieux qu'un CPG bancaire

Publié le 12/12/2009 à 00:00

Comment avoir mieux qu'un CPG bancaire

Publié le 12/12/2009 à 00:00

Déprimant ! Il n'y a pas d'autre terme pour qualifier les rendements obtenus actuellement sur les certificats de placement garanti (CPG) des grandes banques et caisses populaires.

Pour garantir la sécurité du capital, certains épargnants se contentent d'un taux de 0,40 % sur un an de leurs CPG. Certaines banques, désireuses d'attirer la clientèle, offrent jusqu'à 0,70 % la première année. Quant aux placements rachetables en tout temps, des institutions affichent un taux misérable de 0,15 % pour un an.

On ne trouvera pas grand réconfort du côté des fonds communs de marché monétaire, dit Guylaine Raby, gestionnaire de portefeuille chez Valeurs mobilières Desjardins. " Il faut oublier le passé, quand les taux étaient de 1 à 1,5 % sur un an. Les fonds de marché monétaire procurent des rendements qui se calculent en décimales ", souligne-t-elle. La plupart des fonds rapportent des rendements mensuels pas très loin de... zéro.

Des rendements de 1,25 à 3 %

Alors, que faire pour obtenir davantage avec une sécurité relative ? Ce ne sera pas le pactole, mais on peut se tourner vers les banques virtuelles comme ING Direct, suggère Marc L'Écuyer, gestionnaire chez Cote 100. Le compte d'épargne régulier, qui permet des retraits en tout temps, offre 1,05 %. Le taux des CPG d'un an est de 1,25 % tandis que celui de trois ans est de 2,5 %. Ces taux sont du même ordre que ceux des concurrents comme ICICI Bank Canada ou HSBC Bank.

Cependant, le détenteur d'un compte de courtage aura plus de marge de manoeuvre pour trouver des placements à court et à moyen terme (moins de trois ans) qui rapportent plus que les CPG ou les fonds du marché monétaire.

Jeffery Lusher, vice-président et directeur régional chez BMO Harris, suggère de regarder du côté des obligations municipales. " Les Canada et les provinces ne rapportent presque rien, mais du côté des municipales, on peut trouver un peu mieux ", dit-il. Dans son inventaire, il avait des obligations de municipalités du Québec qui rapportaient plus de 2,7 % sur une échéance de trois ans.

On obtiendra plus encore du côté des obligations d'entreprises. Toutefois, il faut faire attention à la cote de crédit. Il faut miser sur des triple B et plus, dit M. Lusher, afin de limiter les risques. Lui et Marc L'Écuyer évoquent plusieurs débentures d'entreprises de qualité qui rapportent autour de 3 % et même un peu plus sur l'horizon 2013 : Shaw Communications et Transalta, par exemple.

Fonds négocié en Bourse obligataire

S'ils peuvent tolérer de petites fluctuations, Guylaine Raby recommande à ses clients de se tourner vers un fonds négocié en Bourse obligataire. Il s'agit des iShares Short Bond Index (symbole XSB à Toronto) qui procurent un rendement d'environ 3,9 %. Leur prix est élevé parce que les taux à court terme sont au plancher. Toutefois, souligne la gestionnaire de VMD, le portefeuille sous-jacent de ce FNB a une durée moyenne pondérée de moins de trois ans. Même si les taux d'intérêt grimpent, la plupart des titres qui composent le XSB seront renouvelés à des taux plus élevés, ce qui assurera le maintien du rendement sur une période de trois ans. " Il n'y aura pas une grande fluctuation ", assure-t-elle.

Les trois gestionnaires déconseillent cependant de se tourner vers les actions privilégiées des entreprises, si on veut investir à court terme. Leurs prix sont très élevés, et dès que les taux grimperont, leur valeur en Bourse reculera, ce qui effacera une bonne partie du rendement obtenu grâce aux dividendes trimestriels.


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