Cinq conseils pour votre fonds d'urgence

Publié le 16/10/2015 à 15:00

Cinq conseils pour votre fonds d'urgence

Publié le 16/10/2015 à 15:00

Au cours des dernières années, une convergence négative s'est abattue sur les fonds d'urgence des investisseurs. D'un côté, la crise financière a souligné l'importance de constituer un coussin de liquidités pour couvrir ses coûts en cas d'une perte d'emploi ou de dépenses importantes, effrayantes et imprévues comme des réparations automobiles ou à sa maison. En même temps, les rendements des placements adéquats pour un fonds d'urgence sont devenus pratiquement nuls.

Les investisseurs pourraient être tentés de réduire au strict minimum leur fonds d'urgence ou de l'éliminer complètement, et de s'en remettre à d'autres sources de financement d'urgence, comme une marge de crédit hypothécaire, comme plan de secours. Ou bien ils pourraient être enclins à s'aventurer dans des titres à rendement plus élevé ayant des risques plus élevés aussi, comme les fonds d'obligations, les fonds de prêts bancaires ou même aussi les actions de qualité supérieure qui versent des dividendes.

Même si vous consacrez certainement plus de temps à votre portefeuille à long terme, cela vaut quand même la peine d'accorder votre attention au portefeuille de votre fonds d'urgence, pour ce qui est de sa taille et de son contenu. Voici des conseils pour bâtir le vôtre.

Conseil #1 : Trouvez le meilleur rendement sans risque possible

Même si cela peut paraître tentant de s'aventurer dans les placements plus risqués à la recherche d'un meilleur rendement pour votre fonds d'urgence, ce n'est pas une bonne idée. Les rendements des fonds d'obligations de qualité supérieure à court terme ne sont pas plus élevés, et dans certains cas même plus faibles, que les rendements que vous pouvez obtenir aujourd'hui avec un compte d'épargne en ligne offrant un taux élevé. Si l'on considère le fait que les investisseurs dans les fonds d'obligations devront subir une légère volatilité des prix il devient évident que les véritables instruments liquides sont une meilleure option. Pour obtenir un potentiel de rendement suffisamment supérieur à celui que les liquidités vous apportent, que ce soit des fonds d'obligations, des placements dans des prêts bancaires ou des actions (oui), il faudra que vous soyez enclin à risquer que votre fonds d'urgence puisse être à son plus bas au moment où vous en avez besoin. Cet article aborde les avantages de comparer et de trouver les meilleurs taux pour les comptes épargne à intérêts élevés.

Conseil #2 : Ni plus ni moins

En plus de penser à ce que vous allez mettre dans votre fonds d'urgence, il peut aussi être avantageux de vous assurer que vous investissez ni plus ni moins qu'il ne le faut. Trois à six mois de frais de subsistance essentiels (hypothèque ou loyer, impôts, services publics, etc.) est un bon point de départ lorsque vous déterminez le montant de votre fonds d'urgence. Mais considérez ceci uniquement comme un point de départ. À partir de là, il vous faudra adapter le montant de votre fonds d'urgence à votre situation personnelle. La question de base est : Si vous perdiez votre emploi, combien de temps vous faudrait-il pour en trouver un autre? Les facteurs clés qui devraient affecter votre décision dépendent de votre flexibilité en matière de choix de carrière et de mode de vie.

Envisagez d'avoir un plus grand fonds d'urgence (six mois à un an de frais de subsistance, ou plus) si vous :

 

  • avez un salaire élevé
  • avez un emploi dans un domaine très spécialisé/li>
  • êtes travailleur autonome
  • travaillez en tant que pigiste ou contractuel
  • avez des personnes à charge
  • avez un conjoint sans revenu
  • avez des dépenses fixes élevées, comme une hypothèque, des prêts automobiles et des frais de scolarité

D'un autre côté, vous pourriez vous en sortir avec un fonds d'urgence plus petit si vous :

disposez d'une grande flexibilité au niveau de votre carrière car vous avez un poste moins bien rémunéré ou n'avez pas encore choisi votre parcours de carrière

avez d'autres sources de revenu qui pourraient vous permettre de défrayer une bonne partie des dépenses du ménage, comme un conjoint disposant d'un revenu

avez un mode de vie très flexible (par exemple vous seriez enclin à déménager ou à prendre un colocataire)

Conseil #3 : Envisagez de diviser votre fonds d'urgence en deux

Si vous avez décidé d'être prudent et de constituer un fonds d'urgence important, vous pourriez envisager de le diviser en deux parties. Par exemple, vous pourriez économiser trois à six mois de frais de subsistance dans un placement typique (ou plusieurs) d'un fonds d'urgence : votre compte chèque ou d'épargne, des CPG ou un fonds mutuel du marché monétaire.

Du fait que ces placements sans risque ne fournissent pratiquement aucun rendement, vous pourriez placer un autre six mois ou plus de dépenses dans un instrument financier qui vous offrirait un rendement légèrement plus élevé mais qui occasionnerait quelques fluctuations de votre capital. Un fonds d'obligations à court terme serait adéquat à cet effet.

Conseil #4 : Maximisez votre CELI

L'avantage du compte d'épargne libre d'impôt est que si vous effectuez un retrait, vous ne perdez pas vos droits de cotisation comme ce serait le cas avec un REER. De ce fait, le CELI est idéal pour un fonds d'urgence. Les cotisations à un CELI n'occasionnent pas de déduction fiscale, mais toute croissance ou distribution générée au sein du régime n'est pas imposable, tout comme les retraits à partir du compte.

Toutefois, puisqu'un fonds d'urgence devrait détenir des actifs sans risque et à court terme, et puisque ces avoirs auront des rendements faibles dans le marché à revenu fixe actuel, l'épargne fiscale sur le revenu sera faible. Dépendamment de votre situation, il serait mieux pour vous de détenir des actions ou des obligations à rendement élevé dans votre CELI afin de maximiser votre économie d'impôts, et de placer vos fonds d'urgence dans un compte non-enregistré.

Conseil #5 : Prévoyez d'autres filets de sécurité

L'environnement à faible rendement a incité certains investisseurs à renoncer entièrement à un fonds d'urgence et à se tourner vers d'autres sources de fonds d'urgence, comme une marge de crédit hypothécaire. Ces options ne devraient pas remplacer un fonds d'urgence, mais elles peuvent constituer des réserves secondaires au cas où votre fonds d'urgence s'amenuise et que vous avez encore besoin de liquidités.

Pour les propriétaires ayant accumulé un bon capital dans leur maison, une marge de crédit hypothécaire est une bonne option. Pour que cette stratégie fonctionne, il ne faut utiliser sa marge de crédit hypothécaire qu'en cas de véritable urgence financière et seulement si vous avez épuisé toutes les autres sources de financement.

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