Bourse : il faut jouer de prudence avec les actions privilégiées

Publié le 25/10/2010 à 00:00, mis à jour le 25/10/2010 à 10:57

Bourse : il faut jouer de prudence avec les actions privilégiées

Publié le 25/10/2010 à 00:00, mis à jour le 25/10/2010 à 10:57

Plusieurs actions privilégiées, en particulier celles des banques canadiennes, atteignent actuellement un sommet pour les 52 dernières semaines. Les investisseurs doivent toutefois être prudents avant d'en acheter dans un contexte où les taux d'intérêt sont bas, affirment les experts.

Il faut savoir que les actions privilégiées ne sont pas aussi sécuritaires que les obligations. En effet, l'émetteur n'est pas tenu de verser les dividendes, contrairement aux intérêts sur les obligations. Et les détenteurs d'actions privilégiées n'ont aucun recours pour exiger le remboursement de leur capital en cas de liquidation de l'entreprise.

" Si l'émetteur réduit ou supprime le dividende, le cours des actions pourrait chuter ", dit Kate Warme, stratège du marché canadien chez Edward Jones. À preuve, lorsque Nortel Networks s'est placée sous la protection des tribunaux en janvier 2009, ses actions privilégiées émises au prix de 24 $ ne valaient plus que 0,05 $.

Par ailleurs, il existe plusieurs sortes d'actions privilégiées et, par conséquent, elles n'évoluent pas toutes de la même façon.

Très sensibles aux variations des taux

Actuellement, ce sont les actions privilégiées perpétuelles à taux fixe qui offrent le meilleur rendement. Celui-ci s'établit en moyenne à 5,8 %, précise James Hymas, président d'Hymas Investment Management. En ajoutant l'avantage fiscal que procurent les dividendes, soit en multipliant par 1,36, on obtient un rendement obligataire de 7,89 %. " Or, les obligations de sociétés de longue échéance, assez semblables à ces actions, procurent un rendement moyen de 5,5 %. L'écart est de 2,39 points, ce qui est supérieur à la moyenne historique ", explique-t-il.

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