À chacun son budget!

Publié le 17/11/2014 à 14:01

À chacun son budget!

Publié le 17/11/2014 à 14:01

Julie connaît les paiements qu’elle doit faire tous les mois. Pour le reste, elle ne sait pas où va son argent. Et elle n’est pas seule : un paquet vivent dans le même brouillard financier. Lorsque la technique traditionnelle de planification d’un budget ne fonctionne pas, quelles autres méthodes s’offrent à nous pour ne pas dilapider toute sa paie?

La technique de la gestion des désirs 50/30/20

Ce qui fait le plus mal lorsqu’on établit un budget, c’est de devoir couper dans le gras, soit le cinéma, les sorties, les restaurants, les vacances. La méthode proposée par l’économiste de Harvard Elizabeth Warren et sa fille, Amelia Warren Tyagi, consiste à décliner son revenu net d’impôt en trois catégories :

- 50 % du revenu est attribué aux besoins

- 30 % du revenu est attribué aux désirs

- 20 % du revenu est attribué à l’épargne et à la réduction de la dette

En pratique, on peut ouvrir trois comptes. Ainsi, à la rentrée de sa paie, on distribue l’argent en fonction de ces pourcentages.

« Les pourcentages, c’est un idéal à atteindre. Mais il ne faut pas tomber dans la généralisation », explique toutefois Hélène Boileau, planificatrice financière à BMO Groupe financier. En effet, il arrive fréquemment que les dépenses de base pour certains dépassent les 50 % du revenu. On doit alors retourner faire ses devoirs et couper dans ce qu’on croyait essentiel.

La méthode des trois comptes, peu importe les pourcentages, devrait être automatisée de manière à ce que la personne ne voie pas les montants passer dans le compte courant. Ainsi, l’argent qui reste dans ce compte servira uniquement à combler les désirs.

La tentation sera alors moins grande d’aller piger dans les autres comptes…

 

Le budget axé sur les dépenses

Les travailleurs autonomes ou ceux de la construction n’ont pas la chance de toujours compter sur un revenu fixe. Le loyer ou l’hypothèque, eux, demeurent un impondérable à payer chaque mois. Alors pourquoi ne pas procéder à l’envers et analyser d’abord ses dépenses pour savoir combien de revenus sont nécessaires pour y arriver ?

Attention, il faut dresser un portrait juste du rythme de vie auquel on aspire et non pas se servir de cet exercice pour vivre au-dessus de ses moyens. Vacances, réparations, assurances, vêtements… tout doit être pensé de façon réaliste.

Prenons l’exemple où les dépenses mensuelles s’élèveraient à 5 000 $ et que le revenu mensuel estimé serait de 4 000 $. Cette personne devra donc trouver le moyen de combler le manque à gagner de 1 000 $ en trouvant d’autres contrats si elle est pigiste, ou encore, penser à des stratégies d’investissement qui lui procureraient un revenu passif, comme un logement locatif.

« Personnellement, c’est la méthode que je trouve la plus simple et visuelle dans la plupart des cas et non seulement pour les personnes qui ont un revenu instable », précise Hélène Boileau.

 

La méthode de l’homéopathie financière

La méthode des pourcentages se révèle encore trop complexe pour vous ? Il reste à rencontrer un conseiller financier et à déterminer un montant pour l’épargne selon vos revenus.

« Une petite dose d’épargne à la fois peut faire une énorme différence à long terme », souligne Daniel Massé, président et planificateur financier du Groupe financier Massé. Un truc simple : commencer par le prélèvement automatique d’un montant dérisoire, puis réévaluer le montant à la hausse par la suite si on ne s’est pas senti brimé dans ses libertés.

Si, malgré tout ce qui précède, vous n’avez pas envie ne serait-ce que de regarder la liste de vos dépenses, il reste toujours l’option de sous-traiter la tâche à un planificateur financier...

 


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