Mon éducation financière - Pour vos épargnes : REER ou CELI ?

Publié le 21/01/2015 à 12:00

Mon éducation financière - Pour vos épargnes : REER ou CELI ?

Publié le 21/01/2015 à 12:00

Par Les Affaires

Tout le monde veut mettre de l’argent de côté, pour les vacances, pour la retraite, ou pour les aléas de la vie. En plus, en espérant de bons revenus de placement tout en payant le moins d’impôts possible.

Mais vaut-il mieux investir dans un Régime enregistré d’épargne-retraite – un REER – ou dans un compte d’épargne libre d’impôt – un CELI ? Tout dépend de vos buts et de votre situation financière, car ces outils de placement ont chacun des avantages et des inconvénients.

Regardons d’abord le REER, qui a longtemps été l’option par excellence pour se tricoter un bas de laine de retraite. Vous pouvez injecter jusqu’à 18 % de votre revenu chaque année et déduire ces cotisations de votre revenu annuel. Tout au long de votre vie active, vous payez moins d’impôt et vos revenus de placement se multiplient à l’abri de l’impôt.

Vous pouvez aussi y puiser jusqu’à 25 000 $ pour acheter une première maison ou un condo dans le cadre du Régime d'accession à la propriété (RAP).

Sauf qu’avec un REER, les retraits s’ajoutent à votre revenu et sont donc imposables. C’est pourquoi il vaut mieux attendre à la retraite, quand on a généralement moins de revenus, pour retirer ces sommes.

Supposons que vous vouliez avoir accès à vos épargnes en tout temps, et sans incidence fiscale ? Le CELI est davantage indiqué. Pour l’instant, il permet aux Canadiens de 18 ans et plus de déposer jusqu’à 5 500 $ nets par année, et on parle même d’augmenter cette limite. Et les options de placement sont nombreuses.

Mais contrairement au REER, le CELI n’offre pas de réductions d’impôt au moment des cotisations. En revanche, on ne paie pas d’impôts si on en retire des sommes. Donc, c’est un outil flexible et idéal pour un coussin d’urgence ou un projet : acheter une voiture, rénover la maison, voyager, etc.

En même temps, le CELI offre cet avantage que si on effectue un retrait une année donnée, le montant retiré est ajouté au droit de cotisation l’année suivante.

De plus, ni le revenu gagné dans un CELI ni les retraits ne modifient vos droits à des prestations comme la pension de sécurité de la vieillesse. Bref, le CELI, c’est un compte en banque qui ne comporte que des avantages pour les épargnants qui peuvent mettre de l’argent de côté.

Alors, REER ou CELI ?

Selon votre situation, c’est votre planificateur financier qui est le mieux outillé pour vous conseiller. Mais de l’avis de plusieurs spécialistes, la logique est simple : plus votre taux d'imposition est faible, plus le CELI est avantageux. Autrement, il vaut mieux placer le maximum autorisé dans son REER.

Autrement dit, si on gagne moins de 40 000 $ par an et qu’il reste de l’argent, on opte pour le CELI. Et si on gagne plus de 40 000 $ par an, on cotise à son REER et on investit le remboursement d'impôt dans un CELI. Ce qui fait d’une pierre deux coups !


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