Des questions sur l'investissement si difficiles?

Publié le 26/12/2017 à 15:44

Des questions sur l'investissement si difficiles?

Publié le 26/12/2017 à 15:44

Par Conseiller

L’Autorité des marchés financiers (AMF) propose un questionnaire d’évaluation des connaissances en investissement, auquel la moitié des Canadiens ont échoué.

L’Autorité vient de publier le test de sept questions sur son site. Au total, ce sont 51 % des Canadiens qui étaient incapables de répondre correctement à une majorité de questions portant sur leurs connaissances générales en investissement, dans un sondage mené par les Autorités canadiennes en valeurs mobilières (ACVM) auprès de 5 000 répondants en novembre dernier.

«Un Québécois sur deux a réussi le test, pensez-vous être en mesure de faire mieux?» demande l’Autorité, comme pour lancer un défi aux internautes.

Risques et intérêts

La question la plus difficile aura été celle concernant l’effet du taux d’intérêt sur les prix des obligations, qui ne reçoit que 25 % de réponses correctes. Probablement encore plus inquiétant, la question pointant les signes annonciateurs d’une fraude n’a donné lieu qu’à 36 % de bonnes réponses. À l’inverse, la notion d’intérêt composé semble comprise par 78 % de la population.

Les Québécois ont obtenu des résultats supérieurs à la moyenne en matière de diversification des placements. Soixante pour cent d’entre eux ont bien répondu, alors que les répondants de Colombie-Britannique ne sont que 52 %, faisant de cette province la deuxième mieux placée après le Québec sur cette question.

La notion de risque lié aux actions et aux fonds de placement a aussi permis au Québec de se hisser sur la plus haute marche, avec 56 % de bonnes réponses.

C’est la question portant sur les signes annonciateurs d’une fraude qui voit les Québécois à la traîne, avec 32 % d’entre eux ayant bien répondu. Seul le Nouveau-Brunswick fait pire (29 %). C’est la Colombie-Britannique qui s’en sort le mieux, avec 44 % de bonnes réponses.

Les investisseurs mieux préparés

Les résultats semblent corrélés par la fréquence d’investissement des répondants. Les investisseurs fréquents sont 35 % à être dans la tranche inférieure des connaissances, alors qu’ils sont 66 % parmi les non-épargnants.

Le rapport est sensiblement le même quand on regarde l’âge et le revenu des répondants. Les 18-24 ans sont majoritairement (67 %) dans la tranche inférieure, alors que 39 % des 65 ans et plus y figurent. Les chiffres sont comparables en matière de différence de revenus : 62 % pour ceux qui gagnent moins de 40 000 $  mais 34 % pour ceux gagnant plus de 150 000 $ annuellement.

 

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