CPG ou obligations? Dans quoi devrait-on investir?

Publié le 24/10/2022 à 13:45

CPG ou obligations? Dans quoi devrait-on investir?

Publié le 24/10/2022 à 13:45

Les CPG comme les obligations peuvent être achetés à une banque ou une autre grande institution financière. (Photo: 123RF)

Alors que les marchés financiers continuent à être volatils, les actions sont lentement tombées en disgrâce auprès d’investisseurs qui essaient de limiter leurs pertes. Pour ceux qui ne cherchent pas à profiter des baisses et se décident plutôt pour des investissements à faible risque, les certificats de placement garanti (CPG) et les obligations sont deux candidats de choix. Chaque type de placement a ses propres avantages, mais quelle option occupe le haut du pavé?

 

Pourquoi choisir les CPG?

Précédemment articles peu remarqués dans un catalogue avec un rendement de 1 à 3% pendant plusieurs années, les CPG sont des placements qui valent la peine d’examiner pour ceux qui cherchent à s’orienter vers des placements moins risqués. Avec les gains des actions en 2021 qui ont été complètement annihilés pendant les trois premiers trimestres de 2022 et les augmentations des taux au jour le jour par la Banque du Canada, les taux des CPG ont été de plus de 4%.

Un autre avantage essentiel des CPG est, comme leur nom l’indique, le rendement garanti. Les CPG sont une option de placement relativement simple pour les Canadiens avec un taux d’intérêt garanti pendant une période donnée (habituellement entre un et cinq ans). On peut également les détenir dans un régime enregistré comme un CELI ou un REER. Ces cinq dernières années, les taux des CPG parmi les institutions financières ont descendu jusqu’à 0,6% et se tiennent actuellement à 4% et plus, selon l’institution et le terme.

Un des principaux inconvénients des CPG est leur inflexibilité une fois que votre argent est investi. En d’autres termes, une fois que votre placement initial est verrouillé, vous n’êtes plus capable de le retirer en cas d’urgence. C’est aussi une solution à relativement court terme, bien qu’elle présente l’option de réinvestir à la fin du terme. Une façon de maximiser les rendements tout en gardant une certaine souplesse est par un processus d’échelonnement par lequel les investisseurs partagent leur placement en plusieurs termes (par exemple 5 000 $ dans un CPG sur 5 ans et le même montant pour des termes de 4, 3, 2 et 1 an). Une fois que le premier terme arrive à sa fin, l’investisseur peut décider de réinvestir l’argent ou de l’encaisser.  

 

Les avantages des obligations

Les obligations sont elles aussi une alternative peu onéreuse aux actions. En termes simples, acheter une obligation équivaut à prêter de l’argent, disons au gouvernement. Le gouvernement garantit alors qu’un montant prédéfini, ou «montant nominal» sera remboursé à la date d’échéance. Comme pour la plupart des prêts, des intérêts (sous forme de «coupons») sont payés. Le terme de «rendement obligataire» décrit la valeur totale créée par l’obligation, qui se compose des coupons payés et de la valeur ou de la perte résultant de la vente de l’obligation.   

Les rendements obligataires sont directement corrélés aux taux hypothécaires. Selon les données de la Banque du Canada, ces cinq dernières années, le rendement moyen d’une obligation sur 10 ans était de 1,9%, avec un sommet de 3,24% en juin 2022. Lorsque les taux d’intérêt augmentent, le prix des obligations baisse habituellement pour refléter le manque à gagner de l’acheteur lorsqu’il achètera l’obligation (par rapport à l’achat d’une obligation qui vient d’être émise à un taux plus élevé). Les obligations ne sont donc pas complètement sans risque.

On peut acheter et vendre des obligations à tout moment, avec le risque de perdre de l’argent sur ces ventes si elles ont été vendues au rabais, mais aussi l’opportunité de vendre à prime. Les obligations sont une bonne option pour ceux qui veulent plus de liquidité dans leurs placements, et constituent souvent au moins une portion d’un portefeuille bien diversifié, avec le conseil souvent cité que les investisseurs devraient accroître leur affectation obligataire pour réduire le risque à l’approche de l’âge de la retraite.

 

CPG ou obligations? Quel est le meilleur choix?

Les CPG comme les obligations peuvent être achetés à une banque ou une autre grande institution financière. Bien que les taux actuels puissent donner l’impression qu’ils penchent pour les CPG comme option de placement supérieure, la comparaison n’est pas si tranchée. À la différence des CPG, les détenteurs d’obligations ont l’occasion de connaître des rendements plus élevés dans le temps selon plusieurs facteurs boursiers externes.

Dans l’ensemble, les CPG et les obligations sont tous deux des moyens efficaces de réduire le risque global d’un portefeuille tout en touchant des rendements stables dans le temps. S’agissant de savoir ce qui est le mieux pour un particulier, tout cela est fonction de sa tolérance au risque et de son désir de souplesse et de liquidité.

 

Sur le même sujet

Bientôt un meilleur accès aux épargnes immobilisées?

EXPERT INVITÉ. De nouvelles règles ont été adoptées en ce qui concerne les sommes dites immobilisées pour la retraite.

La fiscalité du coeur

27/03/2024 | Thomas Gaudet

EXPERT. Il est toujours d'actualité de parler des finances du cœur.

À la une

Bourse: Wall Street a rebondi

Mis à jour à 18:20 | lesaffaires.com, AFP et Presse canadienne

REVUE DES MARCHÉS. La Bourse de Toronto a légèrement progressé lundi.

Bourse: les gagnants et les perdants du 22 avril

Mis à jour à 18:14 | LesAffaires.com et La Presse Canadienne

Voici les titres d'entreprises qui ont le plus marqué l'indice S&P/TSX aujourd'hui.

À surveiller: Meta Platforms, 5N Plus et Lycos Energy

Mis à jour à 10:07 | Jean Gagnon

Que faire avec les titres de Meta Platforms, 5N Plus et Lycos Energy ? Voici quelques recommandations d’analystes.