Choisir le bon chemin vers l'indépendance financière

Publié le 21/01/2022 à 12:00

Choisir le bon chemin vers l'indépendance financière

Publié le 21/01/2022 à 12:00

Par Institut québécois de planification financière
Un écran de téléphone intelligent et des symboles de dollars

Ce n’est pas si simple de naviguer en finances personnelles sans l’accompagnement d’un professionnel. Les erreurs lourdes de conséquences ne sont pas rares. (Photo: 123RF)

EXPERT INVITÉ. De nos jours, on dirait que tout le monde veut atteindre « l’indépendance financière », c’est très à la mode! Je reçois régulièrement des appels de millénariaux qui ont lu un livre, ont vu une vidéo en ligne ou ont échangé sur un forum de discussion quelconque et croient qu’il existe des trucs faciles pour atteindre l’indépendance financière ou s’enrichir rapidement.

Si la prudence est de mise avant de suivre les conseils de gens qui, bien souvent, ne sont pas inscrits auprès de l’Autorité des marchés financiers (AMF), il y a tout de même des sources qui réussissent à avoir l’air crédibles et qui laissent miroiter que c’est facile. Et c’est dangereux.

Ce n’est pas si simple de naviguer en finances personnelles sans l’accompagnement d’un professionnel. Les erreurs lourdes de conséquences ne sont pas rares.

Des exemples concrets de Québécois qui se sont fiés à des gens s’étant autoproclamés experts sans avoir la moindre formation dans le domaine, j’en ai plein. Dernièrement, j’ai parlé à une personne qui, se déclarant autodidacte en finances, a décidé de racheter ses placements non enregistrés pour en acheter d’autres (obtenus à la suite d’un héritage) gérés par un conseiller, parce qu’elle était convaincue de pouvoir obtenir un bien meilleur rendement en les gérant seule. Après tout, il suffit de naviguer le web pour trouver de nombreux sites qui prétendent que le coût du conseil est très élevé, en oubliant de parler de sa valeur ajoutée. Toujours est-il que notre autodidacte a été surpris d’apprendre qu’un rachat de placements est une disposition et que cela peut entraîner un gain en capital qu’il faut ajouter aux revenus. Dans son cas, le gain en capital se chiffrait à 25 000 $!

Et cette autre personne qui, en 2021, s’était « fait conseiller » d’acheter un fonds négocié en bourse (FNB) avec le plus faible ratio de frais de gestion possible. Elle a investi dans un FNB d’obligations court terme dont le rendement a été à peu près nul, alors que les principaux indices boursiers canadiens et américains ont affiché des rendements de près de 20 % en 2021.

Donc, faire confiance à n’importe qui sur la toile peut occasionner bien des soucis. Le secret est pourtant simple : la première étape pour atteindre l’indépendance financière est de consulter un planificateur financier. Mais si le secret est simple, le chemin est long, pas si facile et demande des efforts.

Voici quelques sujets parmi d’autres qui seront abordés avec votre planificateur financier pour vous aider à construire des fondations solides pour atteindre l’indépendance financière.

 

La pierre la plus importante des fondations

Vous êtes à la base de votre réussite financière. Il faut donc s’occuper de vous d’abord si vous visez l’indépendance financière. Par exemple, trop de gens se stressent à vouloir faire leur cotisation REER avant la date butoir du 1er mars alors qu’ils n’ont pas pris le temps d’évaluer les risques financiers qu’ils courent, infiniment plus importants.

Imaginez un entrepreneur avec un revenu annuel de 200 000 $ qui a négligé de souscrire une assurance invalidité. Pensez à ce testament qui n’a pas été mis à jour depuis l’époque où vous étiez avec votre ex-conjoint. Connaissez-vous les conséquences de ces oublis en cas de coup dur? Si vous ne les connaissez pas, vous comprendrez l’importance de consulter un professionnel.

 

Rien ne sert de courir, il faut partir à point

Atteindre l’indépendance financière prend du temps, du moins pour la majorité d’entre nous. Et les résultats ne s’obtiennent qu’avec de petites actions sur une longue période. Le plus bel exemple pour illustrer ce principe brille devant nos yeux.

Vous voyez des publicités sur les REER en février chaque année? Vous avez entendu des termes farfelus comme « saison des REER » ou « campagne REER »? Ce ne sont que des slogans marketing pour vous inciter à passer à l’action. L’action étant bien entendu de cotiser à un REER auprès de ceux qui ont payé la pub.

Pourtant, le REER n’est qu’un outil parmi tant d’autres pour financer votre retraite.

La majorité des Québécois vivra très longtemps. S’il est impossible de connaître notre date de fin de vie, beaucoup d’entre nous passerons de 20 à 30 ans à la retraite. Vivre 30 ans à la retraite après avoir travaillé 40 ans nécessite des sources de revenus importantes. Plutôt que de cotiser à un REER à la va-vite en février sans savoir combien on devrait mettre de côté, avoir un plan de retraite permettra, avec certaines hypothèses, de connaître le montant à investir mensuellement. La fameuse « saison des REER » n’existera plus pour vous puisque vous cotiserez toute l’année.

Autre avantage d’avoir un plan de retraite : le stress financier diminuera avec le temps. Imaginez si vous étiez sur le pilote automatique depuis des années grâce à votre plan d’épargne mensuel, avec des rencontres semestrielles avec votre planificateur financier ne servant qu’à ajuster la stratégie et s’assurer que vous êtes sur la bonne voie?

 

Il est bon d’être charitable, mais envers qui?

Quand nous parlons d’impôts, nous avons tous envie de nous plaindre. C’est notre plus grande dépense après tout. Mais est-ce que vous saviez que les largesses de nos gouvernements peuvent vous aider à vous enrichir?

Encore dernièrement, j’ai vu passer un texte qui affirmait que le CELI est plus avantageux que le REER pour les familles à faible revenu. C’est peut-être vrai, mais c’est peut-être faux.

Ce que je retiens est que même s’il a l’air crédible, ce texte ne fait aucune mention des courbes de Claude Laferrière qui démontrent que dans certains cas, le remboursement d’impôt obtenu par suite d’une cotisation au REER, en tenant compte de certaines mesures sociales et fiscales, peut dépasser les 70 %. En finances personnelles, les recettes toutes faites qui s’appliquent à tous, ça n’existe pas!

On voit donc qu’il y a de nombreux éléments à considérer pour atteindre l’indépendance financière. C’est possible de l’atteindre à un âge assez jeune, pourvu qu’on prenne les bonnes décisions. Oui, j’encourage les millénariaux à s’informer et à apprendre sur autant de sujets que possible, mais la prudence est de mise lorsqu’on s’informe en ligne.

André Lacasse, Pl. Fin., MBA

 

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