Rentables, les rénovations majeures?

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Édition de Mars 2016

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«Même ceux de mes clients qui ont beaucoup de latitude dans leur budget se préoccupent de cet élément» - Sébastien Parent, architecte fondateur, La Shed Architecture [photo : marie des neiges magnan, curious montréal]

Ludwig Dubé et Mélanie Gauthier vivent à proximité des transports en commun, sur la Rive-Sud de Montréal. Quand ils ont commencé une famille, ils ont vite compris que leur petite maison du Vieux-Longueuil, construite sur un seul étage, ne répondait plus à leurs besoins. Plutôt que de déménager dans une banlieue plus éloignée, ils ont choisi d'ajouter un étage à leur bungalow pour 100 000 dollars, doublant la superficie habitable.

Selon ces Longueuillois, il s'agit probablement du meilleur investissement de leur vie ! «À preuve, dès la fin des travaux, la Ville a presque doublé l'évaluation municipale de la propriété, qui est passée de 224 000 à 415 000 dollars», affirme Mélanie. La valeur de leur maison détachée rejoint maintenant les constructions comparables du secteur, constatent-ils.

Cependant, les grandes rénovations sont-elles toujours aussi payantes ? À cette question, il n'y a pas de réponse simple. Si la plupart des gens agrandissent ou réaménagent leur espace de vie dans le but premier d'améliorer leur qualité de vie, la question du rendement de l'investissement est sur toutes les lèvres.

«Même ceux de mes clients qui ont beaucoup de latitude dans leur budget se préoccupent de cet élément», constate l'architecte Sébastien Parent, de la firme La Shed Architecture. Personne ne peut concevoir l'idée de vendre sa propriété à perte cinq ans après des rénovations majeures, à la suite d'un divorce ou parce qu'on a décroché un emploi dans une autre ville.

Pour Nathalie Clément, propriétaire et directrice de l'agence immobilière Via Capitale du Mont-Royal, les rénovations extrêmes seront rentables si elles sont faites de manière intelligente, en embauchant des professionnels. «Le maquillage et le tape-à-l'œil ne marchent pas, mais les maisons rénovées par des architectes compétents, qui trouvent des solutions ingénieuses aux contraintes du quartier, vont se démarquer», dit-elle. L'avantage, c'est que dans les quartiers centraux de Montréal, les belles maisons au design contemporain, pleines de lumière et à aire ouverte, ne sont pas légion. «Il y a un effet de rareté qui pousse les prix à la hausse», affirme-t-elle.

Quel que soit le quartier, la rentabilité dépend toujours de la valeur du marché. Inutile de transformer une cabane en manoir dans un quartier de maisons modestes. «Dans un bungalow ordinaire dans un quartier perdu, allez-y mollo sur la réno», recommande Joanne Denis, designer d'intérieur. Qui voudra d'une cuisine de 50 000 dollars et d'une salle de cinéma hyper high-tech dans une maison de 300 000 dollars ?

Si les architectes sont moins actifs en banlieue, c'est parce que le coût de leurs services est financièrement moins justifiable dans des maisons de moindre valeur. «Sur l'île de Montréal, si on met 500 000 dollars dans la rénovation d'un immeuble de 500 000 dollars, il vaudra un million de dollars. Ça risque de ne pas être le cas en banlieue», explique Sébastien Parent. Mais il existe des zones d'exception, comme Saint-Lambert, où la valeur des maisons justifie l'embauche de professionnels du design.

Pour ne pas perdre le contrôle et tomber dans l'excès, il est important de se fixer des priorités lorsqu'on envisage des rénovations. «On doit cons-tamment revenir à l'essentiel : pourquoi fait-on ces rénovations ? Est-ce pour avoir la plus belle cuisine du quartier ou tout simplement pour améliorer son espace de vie ?», dit l'architecte Laurent McComber. En gardant le cap sur l'essentiel et en coupant dans le superflu, on fait des rénovations plus intelligentes, pour lesquelles le rendement de l'investissement sera beaucoup plus probable.


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