Le marché immobilier inquiète davantage la Banque du Canada

Publié le 15/12/2015 à 11:27, mis à jour le 15/12/2015 à 12:29

Le marché immobilier inquiète davantage la Banque du Canada

Publié le 15/12/2015 à 11:27, mis à jour le 15/12/2015 à 12:29

Par lesaffaires.com

Une correction du marché immobilier demeure le risque le plus élevé pour le système financier du pays, a averti la Banque du Canada mardi, qui constate que «les vulnérabilités du secteur du logement se sont légèrement accentuées» au cours des six derniers mois.

«Certaines vulnérabilités continuent de s’accentuer légèrement, mais les changements qui ont été apportés récemment aux règles de financement hypothécaire par les autorités canadiennes contribueront à atténuer ces risques dès 2016», indique la banque centrale dans un communiqué qui accompagne la livraison de la Revue du système financier, publiée deux fois l’an.

Dans le document de 68 pages, la banque centrale souligne que le hausse rapide des prix immobiliers, notamment à Toronto et à Vancouver, fait croître la vulnérabilité de ces marchés à «un choc défavorable sur la demande de logements».

L’institution souligne également que les vulnérabilités des ménages canadiens pourraient être «exacerbées» par une profonde récession qui s’accompagnerait d’une montée généralisée et prolongée du chômage.

Une situation qui pourrait réduire la capacité des ménages à rembourser leurs dettes et entraîner une baisse des prix de l’immobilier partout au pays. Or, la Banque souligne toutefois que la probabilité qu’un tel scénario se concrétise reste faible.

«L’endettement des ménages augmente sous l’effet de la vigueur de la croissance du crédit hypothécaire, elle-même favorisée par la faiblesse des taux d’intérêt et la hausse des prix des logements. Comme les revenus ne s’accroissent pas au même rythme, l’endettement des ménages s’alourdit», dit l'institution établie à Ottawa.

Lundi, Statistique Canada a indiqué que le niveau d'endettement des ménages, soit le ratio de leur dette au revenu disponible, s'est établi à 163,7% au troisième trimestre, en hausse par rapport à 162,7% au deuxième trimestre. Cela signifie que le ménage moyen a une dette d'environ 1,64$ pour chaque dollar de revenu disponible.

La chute des ressources et la Chine présentent un risque modéré

En dépit des répercussions importantes de la chute des matières premières, l'institution dirigée par Stephen Poloz croit qu'une faiblesse prolongée des cours des produits de base présente encore un risque modéré pour le système financier du pays.

Également, les tensions économiques et financières en Chine et dans d’autres pays émergents constituent aux yeux des spécialistes de la Banque du Canada un risque «moyennement élevé» pour le pays. «La probabilité qu’il survienne est moyenne et, s’il devait se concrétiser, son incidence sur le système financier serait modérément importante.»

Par ailleurs, la Banque a cessé de mettre en exergue le risque que des tensions financières dans la zone euro entraînent des répercussions négatives sur le système financier du pays. «La conjoncture financière s’est globalement stabilisée en Europe», peut-on lire dans la Revue.

La Revue du système financier résume le jugement des membres du Conseil de direction de la Banque du Canada sur les principales vulnérabilités et les principaux risques menaçant la stabilité du système financier canadien.

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